Classics Challenge #2 : Paris Beauvais

Je ne vais pas vous refaire le pitch : vous connaissez forcément les Classics Challenge, ces cyclos re-visitées au départ de Paris, une fois par mois, où les maîtres mots sont Liberté, Gratuité et Fraternité.
Comme je suis accro à ma dose de belles maps, comme tous les mois, j’ai participé au Paris Beauvais, un voyage expresse de 100 bornes à travers le Vexin. Et comme je suis insatiable, et que les copains sont aussi peu raisonnables que moi, on a évidemment doublé la distance.

On ne change pas une équipe qui gagne : en ce samedi 24 mars, alors que la météo, pour une fois, s’annonce belle pour la journée, direction le camps de base des amoureux de cyclos en direction de la Province, à Paris.
8h10, le départ des 30-35 km/h va être donné dans quelques minutes. Le temps de revoir les têtes connues du petit monde cycliste parisien et quelques connues mais non parisiennes : le magazine 200 sera de la partie par exemple, une belle reconnaissance pour ces évènements qui fédèrent 300 personnes officiellement, mais beaucoup, beaucoup plus officieusement, puisque que tout est libre et gratuit chez Classics Challenge. Les sponsors ne s’y trompent pas, et aident l’équipe organisatrice qui concocte, d’un mois sur l’autre, des maps de toute beauté, des traces GPS parfaites, et insuffle un esprit de camaraderie, de partage, de découverte, de challenge au sein des différentes catégories de cyclistes parisiens, qu’ils soient coursiers, vélotafeurs, cyclo touristes, que ce soit le défi de leur vie, l’entrainement pour le prochain critérium, la préparation pour une TCR, un PBP, une BTR, un tour du monde, une trans america, ou juste, tout simplement, l’envie de pédaler et partager.

Il est déjà l’heure de filer au nord de la banlieue parisienne, traverser la Seine, plusieurs fois, signe que l’on s’échappe des zones urbanisées. La première ascension du l’Hautil fera des dégâts dans le groupe des 30-35, pourtant très sage ce matin, puisque pour une fois, nous nous attendons tous.
Le groupe se séparera entre Boisement et Menucourt, alors que je prends des relais appuyés : une crevaison à l’arrière sur une route forestière fermée aux voitures ne remonte pas aux avants postes, et le groupe se réduit fortement.
S’en suivent quelques dizaines de kilomètres sur les routes désertes du Vexin, ces routes que je connais et que j’apprécie pour leur calme, leur dépaysement malgré un goudron parfois peu confortable pour les pneus fins !
Le groupe se réduit au fur et à mesure à une dizaine d’unités et le rythme augmente au fils des unités qui disparaissent. Je participe volontiers à l’effort commun, le soleil brille, les jambes sont correctes, et le parcours nous réserve des routes plus sympas les unes que les autres, dont certaines sont limites praticables en vélo de route, pour mon plus grand bonheur.
Sur une route au milieu des champs, je prends un relais, laisse passé le peloton et suis surpris car nous ne sommes plus nombreux : je ne réagis pas assez vite et me fais distancer.
Oh, pas grand chose, quelques mètres. Mais les gars du 30-35, appuient fermement et collaborent bien. S’en suivent près de 5km de chasse patate terrible à travers champs, sur un faux plat montant. Je suis un peu aidé par un autre gars lâché comme moi, mais qui abandonnera vite.
Finalement, au mental, je rejoins l’équipe de 5 unités qui ouvre ce Classics Challenge tambour battant. Je me protège bien et me promets de ne plus me faire surprendre, je ne serais pas capable de refaire un tel effort.
Finalement, nous approchons de Beauvais, terminus de cette première partie de journée, quand en sortant d’un virage avec des gravillons, sur la route principale rejoignant Beauvais, je sens un flou général dans le vélo. Trop tard, je suis déjà 4 longueurs derrière mes acolytes solides du jour. Arrêt saucisson nécessaire pour inspecter les dégâts : double crevaison.
Il me faudra 10 minutes pour réparer, et surtout, enlever les morceaux de verres coincés dans mon pneu.
Prémonitoire, contrairement à d’habitude, et connaissant les routes Vexinoises, j’avais embarqué une deuxième chambre à air dans mon packetage de survie.
Alors que je finalise la réparation, j’aperçois la deuxième partie du peloton des 30-35 avec des gens connus dedans (Yves, Guillaume). Je fonce dans leurs roues et une poignée de kilomètres plus loin, nous voilà devant la cathédrale de Beauvais puis la Gare.
Au soleil, nous attendons  les hordes de cyclistes parisiens qui vont envahir les trains en direction de Paris.

Classics Challenge Paris Beauvais

Classics Challenge Paris Beauvais

Une association, http://beauvelo.org/, qui promeut l’usage du vélo à Beauvais, vient nous offrir gracieusement de quoi grignoter et boire : qu’elle est belle et généreuse notre province aussi !
Le soleil cogne, les cyclistes venant de Paris arrivent, les terrasses se remplissent. Nous attendons toujours une minute de plus, espérant que d’autres fous voudront nous accompagner à Paris.
Puis finalement, nous sommes 4 à nous élancer en ligne droite sur Paris : Yves, Guillaume et Charles.
ça part vite et fort, malgré les plus de 120 bornes que j’ai déjà dans les jambes. Le compteur s’affole totalement, je ne peux pas prendre de relais, je dois rester bien protégé derrière mes 3 lascars.
La crevaison de Guillaume me permettra de recharger les batteries avant de repartir littérallement à fond sur une D1 en mode 2 fois 2 voies et séparateur central. C’est limité à 110, on a absolument pas le droit d’être là, mais on est à près de 50 km/h et il n’y a personne. Les kilomètres descendent très vite, mes forces aussi, les côtes sont avalées à mach 2. Je n’arrive toujours pas à participer à l’effort commun, je n’étais pas préparé pour une telle course, donc je profite du feulement des pneus sur la route, des relais appuyés de mes compagnons.
Nous raflons tout ce qui rapproche de près ou de loin à un KOM  et qui passe sous nos roues. Grisant.
Et puis, finalement, après 170 km, il est temps pour moi de quitter les avions qui vont atterrir au Nord de Paris, et d’obliquer plein ouest, depuis Persan, en direction des Yvelines.
S’en suivent des kilomètres de tourisme au soleil, au milieu des promeneurs de ce samedi ensoleillé, à manger tout ce que je trouve au fond de mes poches pour retarder la vilaine hypo qui me cherche, et longer la Seine, débarquer à Poissy et boucler une boucle de plus de 200 km, une de plus. Des souvenirs d’un beau classics challenge, et d’un retour express plein la tête.
Le prochain c’est Soissons. Autant vous dire que la date est déjà bloquée !

Strava, sinon ça n’existe pas : https://www.strava.com/activities/1469163460

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