apocalypse classics challenge

Classics Challenge #1 : Paris Provins

C’est avec soulagement et joie que je découvre que les Classics Challenge reviennent pour une saison 2, en 2018. Et cette année, l’équipe menée par François Paoletti nous gâte : 11 évènements sont d’ores et déjà prévus. 1 par mois, sauf en août. Autant dire que les dates sont déjà marquées d’une croix rouge dans mon agenda !

La météo prévue est agréable en cette période de crues post pluies abondantes, et je traverse de nuit mais avec une certaine allégresse un Paris qui se réveille doucement. Impossible de passer par les quais,  heureusement, la circulation est faible à cette heure.
A 8h10, 30 km dans la besace, je suis au départ du groupe des 30-35 km/h, relativement nombreux, pour rejoindre Provins par les petites routes, un peu plus de 100km plus loin.
J’ai pour objectif de rentrer à Paris ensuite, en fonction des forces en présences, avec, si je fais l’intégralité du parcours, un peu plus de 250 km au compteur.

départ 30-35

départ 30-35

En attendant, nous nous élançons, selon les principes maintenant rodés des Classics Challenge : chacun a sa trace GPS et suit le parcours gratuitement fourni par Classics Challenge et ses partenaires. Alors que nous traversons le bois de Vincennes, je suis rejoint par Yves et Stéven et nous nous quitterons plus pour les prochaines heures ; cela signifie que peu de personnes ont pris le départ à 8h, le groupe des 35km/h et plus.
Alors que nous traversons des zones urbanisées, majoritairement tous les 3 devants, on nous demandera plusieurs fois de ralentir le rythme ce que j’aurais du mal à comprendre : en effet, nous sommes dans un groupe « sportif » et l’objectif est de rouler à plus de 30 km/h,  hors dès que nous passons les 30 km/h, certains trouvent que cela va trop vite…
Bref, nous rattrapons quelques unités partis plus tôt et victime de crevaison : ce sont des membres du CSP qui connaissent bien le parcours et qui ont un sacré coup de pédale. Finalement, nous nous retrouveront à 7 pour  les kms à venir.
Une fois n’est pas coutume, je serai absolument incapable de vous parler du paysage ou du bonheur de parcourir ces petites routes : je n’ai absolument rien vue ! Dès que nous avons quitté les zones urbanisées, nous nous sommes retrouvés dans un brouillard épais et très humide, composé d’une infinité de gouttelettes, nous gelant petit à petit, et traversant les habits les plus étanches.
Heureusement, notre groupe fonctionne très bien, une très bonne navigation, des relais dynamiques, voir sportifs (!!) et en essuyant régulièrement les verres des lunettes, cela se fait bien.
Une ou deux côtes viendront ponctuer le parcours, ce qui permettra de voir que mes camarades sont sacrément affutés, ralentissant tout juste en haut pour que les lâchés reprennent le groupe, et remboîtant immédiatement la marche en avant, souvent bien au-delà des 35 km/H.
Notre élan sera coupé dans la descente menant à Guerard, à mi-parcours, par une crevaison d’Yves, qui sera compliquée à réparer du fait des pneus tubeless. Les 20 min sont bien employées pour faire connaissance, se nourrir (miam miam les noix de cajous / pâtes de fruits) et se geler purement et simplement. Tant et si bien que nous repartiront au fur et à mesure à petit rythme afin de nous réchauffer, en attendant que les mécanos nous rattrapent.
Ces derniers nous rattraperons quelques kms plus loin, alors que nous nous réchauffons à peine, accompagné d’un groupe massif, certainement ceux que nous avons lâchés en début de balade.
Il n’est plus temps d’amuser le terrain, et le rythme accélérera crescendo jusqu’à la gare de Provins ; je participerai activement au rythme, avec mes autres compagnons d’échappés et quelques triathlètes nous ayant rattrapés, dans une brume de plus en plus tenace.
L’arrivée sur Provins nous réservera une belle surprise : une ascension raide pour voir les remparts de la vieille ville, qui doivent être magnifiques quand elles ne sont pas perdues dans la brume.

paris-provins

paris-provins

Nous louperons le train pour Paris d’une minute ou deux malgré nos plus de 32 de moyenne sur le parcours : comme midi approche, direction la cafet ‘ à côté de la gare. Je suis dans les premiers et peux donc commander 2 croques monsieur et un soda pendant que l’attente s’allonge à vue d’œil. La pauvre vendeuse sera débordée et devra refouler de nombreux cyclistes : en effet nous étions plus de 300 au départ ce matin et la petite cafet’ de la gare de Provins n’a pas l’habitude d’une telle affluence un samedi après-midi d’hiver !
Après s’être restaurés et discutés des projets de chacun à venir, je pars avec Yves et Stéven direction la capitale, pour une ligne droite de 80 km. Un changement de direction prévu, nous ne pouvons pas nous tromper !
Le paysage est toujours invisible, et nous nous élançons sur un bandeau d’asphalte relativement confortable et plat pour quelques heures. Les relais se font de plus en plus longs, et finalement seuls Stéven et moi faisons le travail. Chacun son tour d’avoir un coup de moins bien.

apocalypse classics challenge

apocalypse classics challenge

Sauf qu’à force de rouler tête dans le guidon, sur des lignes droites totalement exaspérante, à plus de trente à l’heure, léger vent de face, nous perdons notre entrain, notre motivation, et notre lucidité et loupons le seul changement de direction important. Quand nous nous en rendons compte, à Moissy Cramayel, avec plus de 170km dans la musette, le froid fini de nous achever. Une gare de RER providentielle nous tendra les bras et nous ne nous ferons pas trop prier pour la rejoindre rapidement et sauter dans le prochain train pour Paris.
L’occasion de discuter aventures et Superides (Stéven est l’organisateur de ces évènements parisiens) pendant le long trajet et observer les banlieues sous l’eau, notamment du côté de Villeneuve St Georges.
A Gare de Lyon, nous nous séparons après 6h de ride avec la promesse de réitérer ce genre d’aventures ! Mes 2 compagnons d’ailleurs, ces fous, enchainent le lendemain un 130 km en VdC pour un Superides, mais j’abdiquerai, une longue sortie tonique par weekend est largement suffisant pour moi !
Vivement les prochains CC, avec si possible, une vue un peu plus étendue sur le paysage et toujours autant de partage, de bienveillance et de belles traces. Une belle excuse pour mettre entre parenthèse le temps d’un samedi, la vie parisienne et vérifier que la France est un beau pays !

 

Strava : https://www.strava.com/activities/1377691672
Photos issues de l’album de l’excellent Messengers of Paris : https://www.facebook.com/pg/messengersofparis/photos/?tab=album&album_id=761989644006841

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