velodrome st germain en laye

Baptême de piste au Vélodrome de St Quentin

Une sortie club sur le vélodrome de St Quentin en Yvelines, ça ne se refuse pas : c’est l’occasion de rouler sur le même parquet que François Pervis, sur un pignon fixe Look, et de ressentir l’excitation de ce lieu particulier et du sang dans la bouche.

Velodrome st quentin

Velodrome st quentin

Pour 24 € (prix club licencié), nous sommes une petite dizaine en tenue du VTT Club de St Germain en Laye en ce mercredi 8 novembre à profiter des installations olympiques de 2012, les seules à être sortie de terre, le Vélodrome de St Quentin en Yvelines. Celui-là même sur lequel rouleront les champions des JO Paris 2024, ou encore celui où s’entraîne tous les jours François Pervis. Nous l’apercevrons d’ailleurs, dans un coin, sur ses rouleaux, avec ses cuisses aussi larges que mon tronc !

Le baptême débute par une prise en main des Look à pédales automatiques pignons fixes et donc sans freins ! Passée l’appréhension, on est très vite à l’aise sur cet engin, à tel point que je prends trop la confiance sur le sol glissant et part en carafe sur un départ trop dynamique. De quoi se rappeler que le vélo est un art !
Après les explications d’usage sur les règles de sécurité, et les explications techniques, tel que le couloir de sprint, le pourcentage de pente (plus de 44% !), la côte d’azur, le bois en pin de Sibérie, les règles de dépassement etc.

Il est alors temps de faire ses premiers tours de roues sur la piste, en bas d’abord, derrière le moniteur, à rythme constant : grisant de rouler sans freins, à quelques centimètres d’un autre cycliste. Le pignon fixe s’oublie rapidement et la technique de ralentissement s’acquiert assez logiquement.
Il est temps, maintenant que l’on sait s’arrêter dans la zone grise, le long de la rambarde, sans tomber, d’accélérer progressivement le rythme et de monter de plus en plus haut sur la piste. Au delà des 24KM/H, notre pignon fixe nous permet d’aller tout en haut de la piste, non sans une certaine appréhension.
Quel bonheur, une fois tout en haut, de se jeter dans la pente et prendre de la vitesse.
Attention tout de même, impossible d’arrêter de pédaler avec le pignon fixe, et aucun frein pour se ralentir, il faut donc être attentif et observateur, anticiper les réactions de tous les autres usagers de la piste, piste privatisée pour ce baptême.
Les sensations sont grandissantes, la confiance s’acquiert petit à petit, et l’adrénaline monte.

bapteme de piste

bapteme de piste

Il reste 1/4 d’heure : après un rappel de toutes les règles, on peut s’élancer à toute allure, en paquet, pour un contre la montre amical. Tout le monde part à fond, essaye de monter le plus haut possible.
Mais les 250m de la piste olympique, et ses 8m de large, auront vite raison de nos cuisses de cyclistes du dimanche et il faut se rendre à l’évidence : impossible de tenir ce rythme effréné pendant de longues minutes, tant l’effort est intense.

bapteme club

bapteme club

Les sensations sont enivrantes : aucun bruit, si ce n’est celui du feulement des pneus sur la piste en bois extra lisse. L’absence de roue libre et de dérailleurs ajoute un élément primordial à la sérénité qui se dégage de ces tours de pistes. Je monte tout en haut saluer Georgio venu nous observer, file à pleine vitesse sur le bas de la piste, pour être pris en photo par Luc, le pistard du club qui nous observe le sourire en coin : il sait que cette initiation sera suivie, par beaucoup d’entre nous, par des séances d’entraînements, tant le plaisir est présent sur ces lattes de bois.

velodrome st germain en laye

velodrome st germain en laye

La sono qui crache une musique forte, seul bruit que nous entendons, et les autres cyclistes qui régulièrement accélèrent et jouent avec les pourcentages de la piste, me donnent envie d’en remettre une couche, de me prendre pour ces héros que je vois à la télévision. Mes jambes tournent sans discontinuer, je n’ai pas le droit d’arrêter de toute façon, ça serait la chute assurée. Tout en vélocité, j’enchaîne les tours, le vent me refroidissant légèrement.
La gorge s’assèche, les cuisses brûlent de plus en plus fort, le goût du sang apparaît : j’y suis, je touche du doigt les sensations de ces pistards qui font rêver avec leurs records hallucinants à plus de 75km/H.
Que c’est dur, que ça fait mal, que de sensations.
C’est déjà fini. Mais il n’en fallait pas plus pour nos cuisses de débutants.
Au vue des regards et des sourires sur les visages, ce baptême était une réussite.

Les gorges sont sèches : c’est bon signe, chacun a donné le meilleur de soi même.

La prochaine session sera l’occasion de se brûler les cuisses encore plus fort !

les champions

les champions

Merci Luc pour les photos !

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