Inferno Triathlon 2017 – L’enfer existe : j’ai adoré.

Un triathlon n’a jamais aussi bien porté son nom. L’enfer Suisse est réputé dans le petit monde triathlétique comme étant l’un des triathlons les plus durs au monde. Évènement hors norme, sans concessions, extrême par les dénivelés proposés, j’ai voulu me frotter aux 4 sports qui composent ce challenge pour la 20ème édition, et ramener à la maison des bons souvenirs des montagnes de nos amis Suisses. Retour sur une journée qui restera gravée dans ma mémoire.

La veille : la course avant la course

L’Inferno, est un triathlon qui me fait de l’oeil depuis mes débuts à Embrun. Considéré comme extrême, je le considérais un peu comme le Graal absolu en terme de triple effort. Pourquoi ? Parce que les Suisses considèrent qu’enchaîner 3 sports, c’est bien, c’est beau, mais pas suffisant. Ils se sont alors demander pourquoi ne pas rajouter une quatrième épreuve, du VTT ? Et pourquoi ne pas faire tout cela à la montagne, en haute montagne même, afin d’y ajouter des dénivelés assassins, et pour couronner le tout, une logistique implacable puisque que chaque épreuve s’enchaîne sur 155 km sans jamais repasser au même endroit ?

Le vendredi, avant la course, c’est en réalité déjà la course. Nous avons reçu, il y a quelques semaines, tout l’atirail pour l’Inferno : dossards, bonnet de bain, livret d’accueil, règlement, et les sacs de transitions.

Parc à vélo Inferno

Parc à vélo Inferno

Tout commence à Oberhoffen, où nous devons déposer notre vélo de route et les affaires de cyclisme. Je m’inscris sauf que dès le départ, tout aurait pu s’arrêter là : ma licence USAT est périmée depuis la veille, je n’ai donc pas l’autorisation de prendre le départ. Heureusement, la fédération Suisse me propose une licence journalière (au prix de ma licence annuelle, nous sommes en Suisse !) : je pourrai donc prendre le départ !
Sous la canicule, je finalise la préparation de mon premier vélo et de la tenue associée. Contrairement à un triathlon classique, je ne repasserai pas au parc à vélo, dans la jolie herbe du parc du château, avant ma sortie de l’eau demain : tout doit être prêt, pas facile 24h à l’avance.
Quelques heures de route plus tard, deuxième aire de transition au milieu des montagnes : cette fois, une fois les derniers réglages effectués, je dépose mon VTT.
Je dois faire vite pour rejoindre la dernière aire de transition, pour y déposer mon sac de course à pied, au pied de la montagne que je gravirai demain.

La course n’est pas finie : je suis en retard pour le briefing, qui a lieu 2 télécabines plus loin, dans le charmant village d’altitude typiquement Suisse de Murren.
Ce dernier, en Allemand et en Anglais, permet de passer en revue les règles de circulation Suisse, nombreuses. Je file dans les premiers à la Pasta Party, sous la pluie. Elle répond bien à son nom celle là : des pâtes au bœuf ou à la tomate, on en a une quantité astronomique, mais c’est tout (pas de boisson ou dessert). Il est temps de reprendre la voiture pour 1h de route montagneuse et rejoindre le camping de Thoune, lieu du départ de la natation.
La nuit sans sommeil, sous un déluge d’eau et d’orages laisse craindre le pire. Mais une accalmie au moment du levé permet de lancer la journée.

parc vtt inferno 2017

parc vtt inferno 2017

La natation

départ inferno 2017

départ inferno 2017

Alors qu’il pleut à petites gouttes sur l’aire de départ du lac du Thoune, je dépose mon dernier sac qui me rejoindra au sommet et me permettra d’avoir des vêtements chauds. En cas d’annulation de la natation, ce qui est courant, ce sac doit aussi comporter des affaires de remplacement pour une course à pied.
En finissant mon gâteau sport et ma gourde de Malto, j’observe les Suisses, Allemands, Anglais, Espagnols et rares Français autour de moi, qui nagent dans une piscine ou s’équipent. L’évènement attire du monde puisque de nombreux challenges sont proposés par équipes (en duo, mixte, en équipe etc.).
Alors que le soleil se lève, il faut mettre les pieds dans l’eau : une petite vingtaine de degrés au bord, moins au centre du lac, cela restera agréable pour nager malgré un froid intense aux pieds à la fin.
Après le décompte en Allemand, le lâché caractéristique de ballons et le coup de pistolet, nous nous élançons, sans hâte vers le château d’Oberhoffen éclairé de l’autre côté du lac. J’ai décidé de nager à gauche des bouées, pour être tranquille.
Tranquille je le serai pendant 1h tout rond, le temps qu’il m’a fallu pour cette traversée. Je ne croiserai pas grand monde, aucune gène ou bagarre, mon objectif est uniquement de ne pas me fatiguer. Il est vrai, comme je l’avais lu, que l’on ne nage pas aussi vite que sur d’autre épreuves de ce type : il y a un courant contraire qui freine la progression. Quasiment sans sortir la tête de l’eau, seulement au bout de 2,5 km, quand la lassitude commencera à se faire sentir, je rejoins l’autre bord du lac en 151ème position (dans mon épreuve). J’ai pu profiter du lever de soleil sur les montagnes qui bordent le lac : magnifique, ça valait le coup de se jeter à l’eau à
6h30 du matin.

Transition 1


C’est la plus longue de la journée : il faut rejoindre le parc à vélo, entièrement se dévêtir, s’habiller en cycliste (en sachant que toutes les affaires sont dans un sac, rien sur le vélo tel que le casque), sécher un peu le vélo qui a pris les orages toute la nuit, et ranger toutes les affaires dans mon sac pour que celui-ci soit rapatrié à la dernière aire de transition en fin de journée.

Vélo de route.

97km et 2200 m de D+ m’attendent. Après mon Tour du Mont Blanc, 1 mois plus tôt, c’est confiant que j’attaque cette partie. Pour moi, la course commencera sur le VTT. Evidemment, il n’en sera rien : le vélo débute par 20 km à profil montant, avec de sérieusement rampe « tout à gauche » sur une petite route forestière qui surplombe le lac. La route est très mauvaise, détrempée, et recouverte de débris liés aux orages de la nuit. La vue est magnifique, à couper le souffle. Je suis bien occupé pendant cette première heure et près de 700 de D+ avalés à doubler des hordes entières de cyclistes : ceux de mon épreuve mais aussi des masses impressionnantes de relais ou équipes.

J’enroule comme je peux, lâche les freins sur une route détrempée en descente, double les bus et les voitures que l’on a pas le droit de doubler en Suisse et rejoints finalement le niveau des lacs. C’est parti pour près de 40 km à profil plutôt plat. Très clairement, mon point faible : quelques « vrais » triathlètes me dépassent à plus de 40 à l’heure. Je les reprendrai tous dans les 1200 m de D+ suivant, heureusement. Si vous avez des cuisses, et que vous aimez la position aéro, cet endroit est fait pour vous. Dommage, le plaisir est un peu gâché par le drafting, même si les arbitres veillent et sanctionnent.
Je poursuis mon bonhomme de chemin à 38 / 40 entre deux pelotons qui me dépassent et admirant le paysage, vraiment paisible de la région. Je serai d’ailleurs remercié par les arbitres pour ma gestion et mon absence de triche, ça fait plaisir.
Finalement, après 70 km, il est temps de prendre une minuscule route qui serpente dans la forêt. Goudron granuleux, ce col de 1200 m est un vrai morceau de bravoure avec ces rampes à près de 18%. Plusieurs fois je serais obligé de passer en danseuse tant la pente est raide. Je n’ai jamais vu une ascension aussi raide et longue sur triathlon. Embrunman et Pallon est un parcours de Santé, Altriman et Carcanière ont largement trouvé un adversaire à leur hauteur ! La pluie s’invite à la fête dans cette nature luxuriante, déserte. L’Islande me vient en tête. Arrêt éclair après l’un des  ravitos du parcours pour mettre un coupe vent pour cause de pluie pénible.
Je double à qui mieux mieux, c’est le bon côté des choses. Je passe allègrement les 2000 m au col et dépasse les 2300 m de D+, maintenant cela redescend jusqu’au deuxième parc à vélo. Le début est ultra dangereux sur mauvaise route étroite et mouillée (je verrai les secours pour un cycliste notamment), je ne prends donc pas vraiment de risques mais double un peu quand même. L’air fini par se réchauffer, et l’on revient peu à peu à la civilisation montagnarde. Nous étions bien seuls dans nos montagnes, pour mon plus grand plaisir.
J’aperçois la foule et cherche des yeux mon accompagnatrice de choque : en effet, j’ai prévu, comme le règlement m’y autorise, de lui laisser mon premier vélo, afin de ne pas avoir à m’en occuper le soir venu. C’est chose faite, je peux rentrer à T2 après avoir signé le 58ème temps vélo qui inclut la transition (mais comment ont fait tous ces mecs devant !) et 3h54 de roulage.

Transition 2


1min35 d’arrêt, enfin façon de parler : le temps de courir au vélo, vérifier que les orages ne l’ont pas détrempés, attraper à boire et un gel et je saute sur le vélo.

VTT

 

Départ vtt inferno 2017

Départ vtt inferno 2017

C’est parti droit dans le pentu pour plus de 1100 m de D+ en 11 km d’ascension. Le passage route / VTT n’est pas facile en terme de rythme, mais j’ai bien fait de garder les mêmes chaussures, bien qu’elles soient détrempées, j’ai gagné du temps et n’ai pas besoin de m’adapter. 8km de goudron raide à travers les pâturages helvètes m’attendent. Je me fais déposer par quelques relais mais reprend plusieurs solo comme moi. Au 5ème km, après environ 30 min, j’attrape une demi banane, quasiment le seul élément solide de la journée, et fonce vers le sommet dans les nuages. Parfois, je me mets en danseuse quelques minutes, je creuse alors l’écart avec les poursuivants qui roulent bien eux aussi, mais je ne peux pas tenir le rythme indéfiniment. Enfin, en apercevant la station de ski au sommet, nous rentrons sur un chemin de pierres. Je relance la machine, devant les murs qui se dressent face à moi. De nombreux pédibus. J’accepte alors le challenge : je monterai tout sur le vélo. ça sera parfois dur, mais la satisfaction est au bout du challenge relevé. Je passe le col à plus de 2000 m encore, attrape à boire et m’arrête pour remettre un coupe vent et des gants longs car il fait très froid.


Je crains un peu la descente car mon frein avant est très faiblard (perte d’huile), mais en prenant les bonnes trajectoires et en laissant un peu de gomme du pneu arrière, ça passera parfaitement.
Alors là les amis, c’est la découverte et le bonheur du jour : quel pied ! j’en criais de joie sous mon casque : 10 bornes de descente ultra rapide et glissante sur chemin de cailloux, la vélo file à merveille, je double dans les virages (intérieur / extérieur, peu importe tant que ça passe !), un flow incroyable. Parti très vite, je lève un peu le pied sur la deuxième parti, sentant les cuisses chauffer à chaque relance en sortie d’épingle. Et d’un coup, on quitte le chemin, on s’enfonce dans la forêt et tout change : single plus étroit et technique, j’enchaîne les appels / contre appels, petits sauts pour passer les racines et les pierres : un remake de l’Elsass Bike sous mes roues, je double à tout va, les gens ont à peine le temps de se pousser. Je m’arrête quand même 2 fois : la première pour m’enquérir qu’une personne arrêtée va bien, et la deuxième pour aider un Allemand à déclipser ses pédales après une chute.


Avec tout ça je rejoins la route pour  3 / 4 km de contre la montre. Ce n’est pas raisonnable, mais quel plaisir de sentir chauffer les cuisses en remontant la vallée, et en admirant les nombreuses et impressionnantes cascades. 1h51 de roulage et 22ème temps sur cette partie, j’ai pas chômé.

Transition 3

Je déboule à la dernière transition du jour tout boueux : j’ai heureusement tout prévu pour me changer, ce qui sera bien agréable : 6 minutes bien employées !


Course à pied


C’est parti pour 5 km de bitume à profil descendant avec vue sur les cascades : à mon plus grand étonnement, les jambes déroulent avec aisance, tant et si bien que je me refrène. Un ravito tous les 2 / 3 km permet d’étancher notre soif.
Mais il y a 2200 m de D+ à se farcir sur les 20 km suivants, alors il faut bien commencer à grimper. Je me mets directement en mode pédibus. Erreur, la 3ème féminine me dépasse ainsi que des relais. Je ne peux pas accepter ça. Je trottine donc dans la pente raide : en fait, à mon plus grand étonnement et jusqu’au sommet, je n’aurai jamais le moindre problème physique : c’est le cerveau qui demande à marcher, mais les jambes, elles, acceptent bien leur triste sort.
L’arrivée de la forêt permet de faire baisser la température, et de continuer à avaler les 7 km de montées courses. Les ravitos se passent toujours de la même façon : un mot en anglais pour les bénévoles qui me répondent souvent en allemand, un verre d’eau en marchant jusqu’à la dernière poubelle une trentaine de mètres plus loin et on reprend la rando course, en dehors d’un passage très raid et boueux en forêt que je ferai en marchant.

Vers le 13ème kilomètre on rejoint le plateau de Murren, lieu du briefing de la veille. J’ai fait la moitié du kilométrage. C’est parti pour environ 4 km de replat à profil montant. C’est le moment que choisie Maya, la 4ème féminine pour me dépasser. J’installe le régulateur et déroule à bon rythme puisque je reprends de nombreux coureurs, même des relais. Facile le David aujourd’hui !
Les kilomètres descendent vite, nous sommes acclamés, Maya sur mes tallons, par les touristes et les accompagnateurs.
Je ne m’arrête pas à Murren (il est 15h53) : je n’ai pas laissé de sac à cet endroit pour mettre des vêtements chauds contrairement aux recommandations de l’organisation. Surtout, je ne voulais pas être obligé d’y repasser après la course pour récupérer mes affaires (détour).
Je ne coupe pas et nous arrivons au 18ème km sur 25 de cette course à pieds. Maintenant ça va monter méchamment jusqu’au sommet à 3000m. 
Je cours plus longtemps et plus vite que Maya, mais quand la pente est trop raide et qu’il faut marcher elle me largue totalement, comme un coureur Tchèque d’ailleurs. Au 20ème km, à l’amorce de la piste de ski, où il faut presque s’aider des mains pour monter, je sais que je ne la reverrai plus. Elle mettra 10 min de moins que moi sur la dernière ascension.
Environ à la moitié de cette piste sans fin, ou je dois faire des grands pas car mes chaussures de route me font redescendre de quelques centimètres à chaque fois qu’elles touchent le sol. Un coureur vomit dans un virage : en anglais, je lui apporte un peu de réconfort et file quelques centaines de mètres plus loin (mais de longues minutes quand même) au ravito suivant pour lui envoyer les secours. Les secours sont présent très régulièrement le long de l’épreuve, souvent à des endroits stratégiques. Je n’en ai pas eu besoin, mais c’était très rassurant de les voir aussi nombreux en cas de besoin.

Christian me rejoint. Je l’avais dépassé un peu plus tôt en trottinant dans la pente et nous avions échangés quelques mots en Fran-glais.

Comme on marche, il va plus vite que moi et fais la jonction : c’est le début d’une longue conversation de plus d’une heure, jusqu’au sommet, de partage, de passion. Finalement c’est ça aussi le sport. Ce sont peut être même, en dehors des paysages, des souvenirs les plus forts qui restent après les années.
Christian, proche de la cinquantaine est très modeste. Mais si vous creusez un peu, vous découvrirez qu’il a 12 ironman au compteur, 2 fois Hawaii, des courses à skis et à VTT à la pelle. Son sponsors organise un petit marathon le lendemain de l’Inferno, de 50km. Alors Christian, évidemment, prendra le départ, tranquillement comme il dit ! Mais tout ça, vous l’apprendrez que si vous creusez, car ce père de deux ados vous racontera ses vacances en Dordogne ou échangera avec vous sur la joie de parcourir la montagne, la raison pour laquelle la vie est si chère en Suisse, et j’en passe. Bref, une bien belle rencontre, encore une, qui m’accompagnera jusqu’au sommet.

Avant d’y arriver, il faudra affronter le froid (ouf, j’avais un coupe vent dans la poche), la grêle, observer les congères de neige, marcher dans une eau gelée à plusieurs reprises, courir dès que possible car derrière ça revient vite, gravir des centaines de marches, saluer les secouristes, marcher à n’en plus finir, voir le sommet, puis le voir disparaître dans les nuages, entendre la sono d’un ravito, y boire un verre de cola, se motiver mutuellement, se rendre compte qu’on est encore frais finalement et très lucide, ce qui est rare. Il m’aura aussi fallu affronter une crête, sans voir le vide à cause du brouillard, escalader des rochers, entendre l’arrivée de Maya, puis des coureurs qui la suivent, parcourir le dernier km, le plus long tellement c’est raide et que l’on avance plus à 3000 m après 10h d’effort, serrer la main de l’organisateur qui annonce mon arrivée au sommet, entendre mon nom, en Allemand, sortir des hauts parleurs et voir enfin ce dernier escalier qui mène au sommet de l’observatoire où m’attend en personne l’organisateur, l’arche, le chrono et quelques accompagnateurs clairement frigorifiés. Finalement, je monte les marches en courant et suis accueilli avec une franche bienveillance. 10h42 d’effort, 46ème temps de la montée (3h42), 40ème homme au total, je suis satisfait et pile dans le timing estimé.

Accolade avec Christian, félicitations d’usage, je peux récupérer mon sac et me mettre au chaud dans l’observatoire : je récupère un t-shirt finisher et une casquette, on nous épargne l’inutile médaille. Le paysage doit être magnifique quand on y voit quelque chose. Une bière, un sandwich et il est temps de prendre les 4 téléphériques qui me permettront de rejoindre l’aire de transition de course à pieds (1h de descente). J’y retrouverai mon VTT et tous mes sacs qui ont été rapatriés par l’organisation : chapeau.
Il est 18h30, les premières gouttes tombent : j’ai une pensée pour les coureurs qui jusqu’à 20h30 rejoindront le sommet, et surtout tous ces bénévoles qui les attendent dans la montagne.

Le mot de la fin


L’Inferno triathlon est clairement un évènement à part, de part ces 4 sports. Au delà de ça, c’est très certainement l’évènement le plus exigeant que j’ai réalisé : l’Alpsman s’en approche par sa configuration et sa course à pieds, mais j’ai le sentiment que l’Inferno est encore un ton au dessus.
 Certes, il n’est pas plus long, en temps, qu’un Ironman classique, mais avec plus de 5600 m de D+ au global et des conditions de montagne, il nécessite un investissement moral et physique de tout premier ordre. Les paysages vous raviront, mais vous maudirez cette pente qui vous agresse sans cesse.

Les moins :

Budget : outre le prix démentiel de l’inscription, tout est cher et payant en Suisse.

Ravitos : en dehors des produits Isostar, rien à se mettre sous la dent avant l’arrivée.

1h pour redescendre du sommet à la voiture… S’armer de patiente et d’eau.

Les heures de routes nécessaire la veille et le jour J.


Beaucoup de déchets, aucune considération écologique (gobelets, emballages etc.)


Les plus :

Magnifique parcours, exigeant, nature, exceptionnel à bien des niveaux.

L’organisation Suisse  et les bénévoles adorables.


Le sponsor Isostar qui nous a régalé toute la journée en boisson Iso / gel / barres.

La course la plus nature jamais faite.


La suite

Evidemment, il reste des triathlons exceptionnels à faire une fois dans sa vie tels que l’Evergreen, le Bearman, le Norseman, mais je commence à connaître correctement l’effort.
L’envie de me remettre en question est toujours aussi présente et je rêve en ce moment de me lancer dans l’ultra bike packing, tel que le French Divide. L’année prochaine ?
Vivement la suite !

 

Strava :

Natation : https://www.strava.com/activities/1141724852

Vélo :  https://www.strava.com/activities/1141725049

VTT : https://www.strava.com/activities/1141724912

CAP : https://www.strava.com/activities/1141724967

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2 réflexions au sujet de « Inferno Triathlon 2017 – L’enfer existe : j’ai adoré. »

  1. Aurelien P.

    Énorme, un grand bravo pour ce récit qui donne envie d’aller se frotter à l’épreuve, tant ça semble être un plaisir quand tu la racontes!
    La description du moment d’euphorie dans l’épreuve VTT m’a rappelé ce que j’avais ressenti lors d’un passage de col sur le STT cette année, je ne sais pas exactement ce qui provoque ces moments de grâce où tous les autres te semblent scotché alors que chaque geste te semble à toi évident et facile. Probablement un peu de chimie…
    Vivement la prochaine?

    Répondre
    1. David Schuster Auteur de l’article

      Merci Aurélien !
      C’est vraiment une épreuve à part qui ravira les amoureux d’espaces et de montagnes comme toi.
      On a parfois des moments de « grâce » en sport, exacerbes par l’effort, l’altitude… on fait du sport aussi pour ça ! A très vite 😉

      Répondre

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