Ultra Jean Racine 2ème édition – 240 km de plaisir en Vallée de Chevreuse

Depuis 2016, la Jean Racine, randonnée VTT mythique de la Vallée de Chevreuse se conjugue en mode Ultra avec un challenge de tout premier ordre : une randonnée cyclo le samedi de 120 km et 1600m de D+, suivi d’un grand parcours VTT, lui aussi de 120 km et 2500 m de D+. Excusez du peu !
Comme je suis faible et que j’avais laissé entendre l’année dernière que l’on ne m’y reprendrai plus (prix trop élevé, ravitos très limite), j’y suis évidemment retourné en 2017, pour les 25 ans de la Jean Racine, avec les couleurs de mon nouveau club, le VTT Club de St Germain en Laye. 

Jour 1 – Ultra JR Route

Cette année le mass start est au domaine de St Paul à St Rémy. Après avoir récupéré ma plaque (nominative) je fais donc officiellement parti des 64 inscrits (100 places disponibles) pour le challenge de la JR. Je récupère un bidon Alltricks, sponsors officiel de la JR et un T-Shirt. Le même package que l’année dernière.
Je retrouve Georgio, président du Club, qui, ayant peur de manquer se fait l’aller retour à vélo (+60 bornes au compteur en fin de journée !) et Luc pour cette première journée.
A force de bavasser, le départ est donné sans nous, et il faut faire l’effort pour rentrer dans le premier peloton. ça commence directement par une longue ascension pas trop raide. Je suis dans la roue de Luc, sans qui nous n’aurions pas pu rejoindre le premier peloton parti quelques minutes avant nous. Hélas, Georgio ne pourra pas faire le même effort et sera irrémédiablement lâché.
Dans notre groupe, avec Luc, ça roule très fort : le compteur s’affole, souvent à plus de 40 à l’heure dès que la route le permet. Devant, ils 3-4 à prendre des relais très appuyés. Même si je m’étais promis de m’économiser, je remonte aux avants postes pour participer à l’effort commun : je sais que l’objectif est de réduire le groupe pour créer un peloton efficace et qui collabore afin d’abattre les kilomètres à joli rythme sans pour autant se charger trop les jambes pour demain.
Beaucoup de plaques d’ultra challengers d’ailleurs et quelques plaques de cyclos « simples ».
Peu à peu, le groupe se réduit et nous ne sommes plus qu’une vingtaine à rouler, avec un petit groupe d’animateurs aux avants postes. Le soleil pointe le bout de son nez, les descentes sont avalées plein gaz et les ascensions ne laissent aucun répit. Nous nous enfonçons dans la vallée de Chevreuse par un parcours similaire mais néanmoins renouvelé par rapport à celui de l’année dernière.
Au premier ravito, j’espère qu’une pause va se faire : je n’ai qu’un seul bidon, j’ai donc prévu de recharger à chaque ravito. Luc, victime d’une petite cassure nous rejoint. Le groupe repart de plus belle, à une quinzaine d’unités.
On pouvait espérer que le vitesse se stabiliserait maintenant, il n’en est rien. Je me cale un peu à l’arrière : c’est vrai que c’est moins fatiguant que devant ! Mais à chaque ascension, je suis gêné par ceux qui ont du mal à suivre les plus affutés, et je dois faire l’effort pour recoller le groupe de devant : je ne veux pas être distancé, tant et si bien que je reprends vite ma place dans le pack de tête afin de participer à l’effort commun.
Le soleil, bien haut maintenant, permet de profiter d’un superbe parcours sur les plateaux fertiles de l’Essonne, entrecoupé de magnifiques villages en pierre de taille, de petites églises et autres demeures. Qu’elle est belle notre campagne française !
Je profite du paysage au fils des relais toujours aussi appuyés, et on commence à bien voir les forces en présence : nous ne sommes maintenant plus que 12 à l’avant, et je suis avec de sérieux affutés, les bosses sont montées en rythme, les relais sont appuyés. J’ai beau savoir que ce n’est pas sérieux par rapport à la journée de demain, je profite de cette bonne partie de manivelles.
Les côtes et les faux plats continuent à faire des dégâts, tant et si bien que le groupe explose dans les 17 tournants, que l’on ne présente plus. On temporise un peu, pour refaire un groupe de 6 et j’emmène fermement le groupe. L’avis semble partagé, les relais sont dans la même veine et nous arrivons déjà dans la dernière ascension, celle de Millon. Déjà en début de ballade, est terrible, mais après 110 bornes, elle est vertigineuse. J’adore, évidemment !
On temporise en haut pour que tout le monde revienne, mais nous ne sommes plus que 4-5 et filons, entre ultra challenger, vers l’aire d’arrivée pour un bon sandwich – cannette bien mérité.
120 km en 3h45 (plus de 32 de moyenne), on va forcément le payer demain, mais vu le plaisir sur les visages, ça valait le coût !
Je profite du soleil pour partager un bon moment avec les autres cyclos de St Germain, venus en nombre prendre du plaisir sur le 80 bornes : il y a de la bonne humeur et de la camaraderie, c’est sympa. Luc et Georgio finiront eux aussi le grand parcours à bon rythme.

Ensuite, il faut bien rentrer, et récupérer au plus vite afin de préparer la longue journée de demain.

Strava : https://www.strava.com/activities/962734427

Ultra JR – Jour 2

Le réveil à 5h après 4h de sommeil n’est pas si difficile : j’ai bon appétit et comme pour chaque matin de grande journée sportive, j’avale sans mal un gâteau sport. ça sera toujours ça d’emmagasiné pour la journée.

Sur place à 6h25, je fais parti des premiers et rejoins vite les quelques ultra trailers prêts à en découdre pour une deuxième longue journée. Il fait frais, 1 degré, et après quelques minutes d’attentes, l’organisation nous indique que l’on peut y aller. Il est à peine 6h45 mais il fait déjà bien jour. Très vite nous nous retrouvons à 5 challengers qui étions dans le groupe d’échappés d’hier : nous ne le savons pas encore, mais la majorité d’entre nous allons passer la journée ensemble.
Le terrain est très sec, et nous nous échauffons tranquillement. Le froid ne me gène pas, car je sais que dès les premiers raidars typique de la JR, nous allons être réchauffés. La première boucle de 27 km spécifique au grand raid est avalée tranquillement. Je reste avec Guillaume : nous avons roulé ensemble hier, et surtout, nous avions fait une partie du VTT l’année dernière ensemble aussi, à discuter, entre autre, trails. Comme quoi, on peut être trailler et bon vététiste aussi !
Le premier ravito permet de se regrouper, dire bonjour à Richard que je ne m’attendais pas à trouver là et que je reverrai au fils des ravitos, et rejoindre, pour quelques heures la trace commune.
Pour l’instant, je roule à l’économie, je suis obligé de me temporiser car je veux rester avec les autres participants, n’ayant pas envie de passer de longues heures tout seul. Dans les côtes, je m’envole souvent, ce qui me permet de tourner doucement les jambes ensuites. Souvent, j’ouvre le chemin, et met le rythme, en en gardant sous la pédale, et c’est pas plus mal : la journée va être longue.
Les jambes d’ailleurs : étonnament fraîches ! La journée serait idyllique si ce n’est un balisage franchement moyen pour un évènement de cet envergure : nous aurons souvent des doutes quant au chemin à emprunter, ferons de nombreux demis-tours, dont un de plusieurs kilomètres pour ne pas shunter la magnifique boucle dans les vaux de cernay que la plupart ont manqués faute d’un balisage suffisant.
Les ravitos, eux par contre, étaient parfaits, surtout comparé à l’année dernière : nourriture en quantité, de quoi bien se restaurer pour une longue journée de vélo, avec de quoi faire des sandwichs et des petites salades.
Les ravitos seront d’ailleurs souvent partagés avec des copains : JP et la KHS Team, Ludo, Richard, Maxime de St Germain etc. C’est aussi ça le VTT : partager de bons moments autour d’une tranche de saucisson et d’une menthe à l’eau. Tellement de bons moments que je passerai 1h10 au total dans les ravitos cette année. Faut dire que je prenais parfois un peu le large de mes camarades et donc les attendais aux ravitos.
Les gars de la JR nous ont encore gâtés avec de jolis coins rarement empruntés dans le sud de la Vallée de Chevreuse, des côtes à n’en plus finir, un passage autour et sur l’aqueduc de Gif, un peu de roulant pour envoyer du bois en 29 pouces. Et surtout, une boucle de 11 kilomètres dans les vaux de Cernay mythique, avec deux portages, du single que je n’avais jamais pris, de quoi se finir les jambes en beauté, avec que la pluie n’arrive !
Le parcours est vraiment sympa et varié, et les 2500 m de D+ ne sont pas usurpés. Tant et si bien que je commencerai à souffrir dans les 20 derniers kilomètres : pas des jambes, je vous vois venir, mais de mes petits bras. Oui, le tout rigide, c’est un monstre de maniabilité, de rigidité, de nervosité et de légèreté. Mais c’est aussi un moyen de vous brasser jusqu’à la moelle et mode express ! Bref, après 120 bornes, je peux le dire : le tout rigide c’est top, mais pas sur une longue distance. Heureusement, les copains m’ont gâtés d’une superbe SID XX qu’il ne me reste plus qu’à monter pour les prochaines longues sorties. Et là, ça enverra sacrément, je le sens.

Dernier ravito d’ailleurs, il reste 11 km et la pluie s’invite. il est 13h58, c’était prévu. Au début douce, elle devient forte vers 14h30. Je roulais de concert avec Guillaume, je décide de ne plus couper et envoie jusqu’à l’arrivée. Petite (et seule) frayeur après environ 5 min à bon rythme sous une grosse pluie, sans toucher aux freins : j’arrive dans une cassure de pente. Je choppe les freins, pas le droit à l’erreur, je suis en tout rigide. Et là… le trou noir. Il est évident que ça ne passait pas, trop vite, trop fort, et les freins mouillés ne répondent absolument pas. Quand je reprends « mes esprits », je suis 30 mètres plus loin, sur le chemin, entrain de pédaler comme un damné vers l’arrivée. Entier et sur mon vélo. Ce qu’il c’est passé ? Personne ne le saura jamais, pas même moi je crois 🙂
Je rejoins Manu qui a abattu 110 bornes à bon rythme, et les copains de la KHS team qui semblent eux aussi ravi.
Un super parcours, avec de très bonnes jambes et une gestion parfaite avec aucun coup de moins bien, beaucoup de fun et la capacité à tirer gros dans certains côtes pour me sortir de traffic, bref, 6h45 de roulage et 7h50 au total pour 17,5 km/h de moyenne, une balade rondement menée.
Il est déjà l’heure de refaire le weekend autour d’un hot-dog cannette avec Guillaume (que je verrai surement sur un trail)  et les copains bretons  qui ont partagés ces deux jours : on a bien envoyé et pris un plaisir immense, vivement les prochains raids dans nos belles régions françaises.

Strava : https://www.strava.com/activities/964381929

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