Viking 2016

Viking 2016 à Bonnières sur Seine      

La Viking 2016 s’est fait attendre : annulée en avril car les autorisations sont de plus en plus difficiles à obtenir, les sympathiques organisateurs ont tout mis en œuvre pour nous recevoir sur les terres du futur national Ufolep 2017, dans un endroit qui sent bon le VTT.

Reportée, la Viking 2016 aura nécessité toute la motivation du club de Bonnières sur Seine pour faire face aux difficultés Natura 2000, ONF, chasse etc.

Convaincu par les 3 dernières éditions avec à chaque fois de belles parties de manivelles sur le 80 km, c’est avec impatience que je m’inscris à l’avance (8,2€ Vs. 9€ sur place) sur Internet pour redécouvrir les côteaux de la seine et la forêt plus difficile de Rosny. Face à la Magny Futée, il fallait choisir, mais la Vallée de Chevreuse n’a pas le même attrait à mes yeux et possède surtout bien plus d’évènements tout au long de la saison de VTT.
Aux inscriptions, de nuit, peu avant 8h, je retrouve les habituelles têtes connues de ce genre de belles sorties. Les 29 pouces sont omniprésents, et j’ai hâte de tester le miens sur une sortie longue. Bonjour Pédalator et Mary qui se la joueront cool cette année, j’y retrouve Hervé, habituel compagnon de belles sorties et Manu le Prez de St Ger.
Après de longues minutes d’attente dans le noir pour cause d’absence d’équipement à base de Lumens, dès l’obscurité levée vers 8h15, nous nous élançons en direction de la « grande » boucle de 45 (en vrai 50) km sur les coteaux de la Seine. Une fois cette dernière franchie, contrairement à d’habitude, nous partons à droite, sur de nouveaux sentiers déserts à profil montant, parfois très montant. Manu dans ma roue, nous grimpons de superbes raidards, avec parfois du vrai D+ inside, et reconnaissons, au gré des changements de directions, certains passages que nous parcourions dans l’autre sens. C’est très agréable d’avoir un changement de parcours, qui permet de voir  les choses différemment. Je roule piano pour laisser le temps à mon compagnon de s’échauffer et de gravir ses côtes bien raides. Les descentes qui s’en suivent, bien que très roulantes, restent sympathique et permettent de monter la moyenne.
Finalement nous franchissons de nombreux kilomètres agricoles, parfois à travers champs, parfois en lisières, avec une mention spéciale pour ce chemin que je serai le premier à parcourir, et donc à prendre la rosée sur les feuilles qui longeaient la trace, mode côté gauche trempé !

Viking 2016

Viking 2016

Le paysage est difficilement visible puisque nous roulons dans une véritable purée de pois par 6 degrés. Mais, contrairement à notre sortie route de la veille, l’humidité est bien moins importante et nous n’avons pas froid, justement un peu de buée sur les lunettes. Hier, c’était une autre affaire, au delà de la dangerosité de rouler sur route ouverte dans le brouillard, nous étions simplement congelés, tremblants comme des feuilles mortes sur nos destriers.
Après une grosse vingtaine de kilomètres, nous sommes au premier ravito, bons premiers et nous prenons donc le temps de bien nous ravitailler.
La suite devient (enfin) très sympa avec du vrai chemin en forêt, du single, de la relance comme j’aime.
Dans une descente plaisir tournicotante, je serai obligé de piler net (et reprendre mes esprit) ayant failli refuser une priorité à droite à un magnifique chevreuil de bonne taille, maître des lieux. La joie du vélo en forêt et de l’absence de passage avant moi.
Nous arrivons sur les coteaux de la Seine que j’apprécie tant, et le soleil commence, péniblement, à faire son apparition.

Manu le Prez au ravito

Manu le Prez au ravito

J’apprécie énormément ouvrir cette rando, une sorte de découverte, aucune trace si ce n’est celle de l’ouvreur que j’aperçois parfois, un petit sentiment d’aventure finalement !
Dans un énième raidard après 35 km, qui a dû en faire souffrir plus d’un, j’entends enfin de la vie derrière nous. C’est l’ami « Speedy » Fredo, parti quelques instants après nous, qui débarque à bon rythme avec une fine équipe de Sangliers du Vexin sur les talons. Je souhaite une bonne continuation à Manu, et me met au chaud dans la roue de Fred sur ce chemin si sympa en hauteur de la Seine. Les côtes sont gravies rapidement, et les chemins plats, en mode relais avec nos trois comparses, éminents animateurs des coupes Ufolep de la région (et un 22ème au National quand même), sont survolées. Le 29 pouces fait merveilles, le tout rigide aussi, et les kilomètres descendent vraiment vite dans ce « peloton » improvisé.

Nous voilà de retour au camp de base, pour nous ravitailler : nous sommes définitivement les premiers du grand parcours, le soleil est maintenant là, et avec nos 50 km / 1000 de D+ dans la besace, nous pouvons joyeusement attaquer les 35 km suivants, plus techniques, avec 800 à 900 de D+. Autant dire que nous n’en sommes qu’à la moitié du repas.
Alors quand les jambes tirent au redémarrage pour certains de mes acolytes, je me dis que la fin de matinée sera plus difficile que la première partie !
Nous en profitons pour discuter tous les 5, car même si je suis avec de sérieux compétiteurs, l’ambiance est plus à l’échange et à la camaraderie pour cette sortie longue qui marquera certainement la fin de saison (pour les longs kilométrages tout au moins).
Ont-ils réussi à me convaincre d’aller me frotter à eux sur une manche Ufolep ? Seul l’avenir nous le dira ! Mais le national 2017 se jouant à domicile, cela pourrait être intéressant !

Les passages sont plus techniques et nous prenons quelques longueurs d’avances avec Fred dans ces chemins que j’apprécie tant.
Mention spéciale au fameux tunnel noir que nous prenons chaque année. Puis les côtes, usantes, marqueront la fin de notre équipée.
Fred, un sacré gaillard, tout en moulinette, me distancera une fois, puis deux fois dans les longuuues ascensions caractéristiques de cette forêt, avec une vélocité impressionnante. Pas envie de me faire mal et pas la capacité de suivre, je le verrai irrémédiablement s’éloigner au cours des kilomètres suivants, parsemés de dépassements de randonneurs. J’ai maintenant plus de 60 km au compteur. La forêt est superbe sous le soleil, et ayant distancé mes trois sangliers, je roule seul, sans forcer, en vélocité, le 29 pouces se déjouant admirablement des côtes et descentes qui lui sont proposées. Je suis étonné par la tranquilité bien agréable des lieux.
J’arrive au 70ème kilomètre au dernier ravito : nous discutons avec les sympathiques organisateurs, je regrette juste que les ravitos ne soient pas de la qualité de ce que nous avions les années précédentes, avec seulement des Tucs pour le salé, ce qui, au prix de l’inscription et au regard de ce que d’autres organisations proposent, est dommageable. Serait-ce à cause du prix des autorisations ? Si c’est le cas, celles-ci vont tuer les dernières belles organisations de notre région.
Alors que je suis rejoint par mes sangliers, je repars pour les 13 derniers km et 200 de D+, avec de beaux passages en sous-bois fait en sens inverse les années précédentes et une mention spéciale pour le dernier single en épingles que j’ai adoré !
Je rejoins l’arrivée à 12h45, après 4h30 de roulage, 83 km et 1800 de D+ alors que Fred m’a mis près de 10 min sur les 20 derniers kilomètres !
Au soleil, je lave mon vélo et profite du modeste sandwich / verre de cola avant de regagner mes pénates.
L’année prochaine : si l’organisation est maintenue et que la date permet de rouler au sec car sur terrain collant, sans moi !

Les +

Le parcours, en sens inverse avec quelques nouveautés, est toujours aussi beau, surtout que nous avons eu la chance de l’avoir sec et presque désert de bout en bout (comme c’est agréable contrairement à Choisel, la Gamelle et consorts de ces dernières semaines).

Un superbe D+ qu’on ne trouve que dans ce coin-là, surtout avec le soleil en fin de partie.

Des compagnons de routes 4 étoiles, avec Manu et son expérience pendant la première boucle, Fred et les sangliers dans la deuxième.

Les bénévoles dans le froid, à chaque croisement de route : un grand merci.

L’accueil et l’organisation parfaite (balisages, sécurité) de nos Vikings d’hôtes, de vrais passionnés avec toujours un mot sympa pour notre plaisir.

Les –

Trop de chemins de champs, mais comme chaque année : sauf que d’habitude, je les pratique lors de la deuxième boucle et que la fatigue aidant cela semble moins fastidieux. De plus, le 29 pouces, cette machine à envoyer rend l’exercice plus facile.

Les ravitos et l’arrivée, trop chiches comparés aux précédentes années et les autres organisations.

Les coups de fusils maintes fois entendus dans les champs : peu rassurant d’organiser un tel évènement quand la chasse est ouverte sur les mêmes chemins.

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