Saint Germanoise 2016 en 29 pouces !

Le premier weekend de septembre marque souvent la reprise de la saison de VTT après l’été. La saint germanoise permet de se tester : exclusivement en forêt de Marly, vous n’y verrez pas de goudron, pas de champs, et les bonnes années, pas de bourbiers. Retour sur une bonne édition !

Cette année, la « rentrée des classes » c’est aussi mon retour dans le sport avec l’accord des médecins pour « appuyer sur les pédales » après ma chute sur la Granit Montana en juin. L’occasion idéale pour tester mon 29 pouces fraichement monté. En effet, en dehors du vélotaf, je n’avais pas le droit aux sorties longues, interdiction formelle de faire du dénivelé, et encore moins d’utiliser une quelconque force sur mes pédales ou courir. Après 2 mois passés à pédaler en vélocité, j’ai peur d’avoir bien encrassé la machine, surtout qu’il me manque toujours environ 2,5 cm de tour de cuisses (moins dramatique que les 5 cm un mois auparavant).
Après avoir serré la main des représentants de Fourqueux et de l’organisation de Saint Germain, je m’acquitte des 7€ (tarif unique) et récupère la plaque 1294  pour m’élancer sur le grand parcours de 55km et 1000 m de D+.  J’aperçois alors Antoine et Annabelle prêt à s’élancer sur le grand parcours en… tandem ! Vu les raidars et autres singles, c’est un pari osé qu’ils relèveront haut la main, bravo !
Je m’élance alors dans le petit matin gris mais sec après les pluies de l’aube (vers 5h30 – 6h) à la poursuite d’Hervé parti une dizaine de minutes plus tôt !
Cette année, nous tournons en sens inverse, mais surtout le parcours a été encore retravaillé.

Marly se mérite et dès les premiers tours de roues, ça monte : cette année, le parcours optimisé permet une bonne répartition des parties montantes et des singles. Le parcours est exigeant, d’autant plus que le mauvais temps du printemps a fait tomber de nombreux arbres qu’il faudra enjamber et la végétation est bien présente ! Je double rapidement les quelques vététistes parti à rythme cool et me retrouverais souvent seul. J’entends les gouttes tomber sur le feuillage, mais ce dernier est bien épais et la pluie ne nous atteint pas. Tant mieux, car je transpire déjà bien sous mon casque a maintenir le rythme entre deux ascensions. J’ai toujours un plaisir immense sur la saint germanoise : je roule sur mes terres, passe parfois à quelques mètres de la maison familiale. Je connais chaque chemin, chaque arbre. Chaque virage fait surgir un souvenir, une balade, une crevaison, un vélo passé. Et dire que ce raidar, le long du mur du Golfe de Joyenval, vous savez celui avec le bourbier qui cache de grosses pierres, ce raidar donc, j’avais du mal à en venir à bout avec mon Décathlon 320 junior 24 pouces ! Mon Décathlon série 7 Ltd, mon premier 26 pouces, avec sa fourche Marzocchi me permettait de le passer à tous les coups sur le petit plateau. Aujourd’hui, mon nouveau 29 pouces avale la difficulté en 2 coups de pédales, sur la plaque. Les époques changent, le plaisir reste intact.
Je suis toujours agréablement surpris par les traceurs (merci en particulier à Hugues), qui trouvent toujours de nouvelles pépites, nous font découvrir d’anciennes traces presque abandonnées.
J’ai maintenant doublé pas mal de monde mais toujours aucune trace d’Hervé mais un clong caractéristique à l’arrière de mon vélo : ma sacoche de selle vient de s’ouvrir répandant à terre mes outils. Je pile et passerai quelques minutes avec un baliseur de Saint Germain qui passait par là à tout retrouver. Faut dire que cette mésaventure m’est arrivée la semaine passée, mais n’ayant pas réalisé la chute de mes outils, j’utilise maintenant ma trousse de secours « de secours ». Il va falloir remédier à cette ouverture intempestive !
Avec tout ça, je dois me réemployer à dépasser tous les compagnons de route précédemment doublés. Mon enthousiasme m’amènera à une descente (et une côte) supplémentaire avant de filer vers le Golf de Fourqueux. Le balisage avec plus de 1000 panneaux posés, permet d’anticiper les changements de directions et différencier les différents parcours.
Autour de la Croix Saint Michel, je double les premiers « pousseurs » : faut dire que le coin est propice au D+ droit dans le pentu qui fait mal. Cette année, l’effet 29 pouces permet de tout grimper sans la moindre hésitation. Seule la vitesse n’est pas bien élevée, faut dire que les cuisses manquent cruellement de réserves après deux mois sans forcer !
Il est donc tant de se rassasier au ravito, à l’entrée de St Nom La Breteche. Stratégiquement placé, ce ravito permet de séparer les 2 boucles du parcours : cela signifie que l’on y passe 2 fois, la deuxième fois étant après une boucle avec du D+ inside du côté de Marly et Noisy le Roi. Je m’arrête 10  minutes, espérant qu’Hervé (que j’ai dû doubler sans le voir) me rattrapera et en profite pour discuter avec les gars de St ger en m’envoyant du chocolat-banane-cacahuètes, une menthe à l’eau. Plusieurs vététistes viendront admirer mon No-Name : c’est bien la première fois que mon vélo attire les regards, moi qui était plutôt habitué aux remarques « anti-décathlon » ! Il faut dire que la fourche rigide pose des questions. Moi, je ne m’en pose aucune, c’est un bonheur : précis, léger, dynamique, j’adore le pilotage que nécessite ce choix radical ! Mais je n’irai pas sur une rando engagée avec, faut pas exagérer !

Il me faudra 1h10 pour faire la deuxième boucle, dont le terrain très légèrement souple permet d’avoir un bon grip dans les quelques sacrés côtes que possède ce coin de la forêt de Marly : mon tracteur de vélo me permettra d’aller au bout de chaque difficultés sans jamais me faire mal, mais jamais très vite non plus. C’est l’occasion de prendre des chemins que je ne prends qu’exclusivement sur cette rando, faut dire que l’on a du mal à faire autant de tours et détours quand on roule seul !
Il est temps de refaire les niveaux au ravito commun, qui a été ravitaillé en salé : super, je me jette sur le saucisson ! Heureusement, pour les autres vététistes, je suis vite interrompu par un lecteur de mon blog (salut à toi, et au plaisir de se croiser), ce qui est l’occasion pour dévisser triathlon et fourche rigide !
Après 10 min d’arrêt, encore, je repars pour la dernière boucle en direction des tailles d’Herblay : rien de nouveau dans ce coin-là, si ce n’est qu’il faut se farcir quelques allées forestières pour y arriver, faute d’autorisations de la part de l’ONF. Mais cette année, je le prendrai avec philosophie : faut dire que mon cher 29 P est un vélo plus exigeant que mon ancien fidèle destrier et que mes jambes sont celles d’un cycliste occasionnel, faisant sentir une certaine difficulté à maintenir le rythme. Les singles me permettront de me relancer jusqu’à la descente sur Aigremont : celle-ci, débutée à pleine vitesse, m’obligera à réduire peu à peu le rythme. La fourche rigide atteint ses limites dans ce genre de descente caillouteuses ! Mais cela sera vite de l’histoire ancienne quand il faudra mettre du rythme entre les arbres avant de redescendre le long du Ru de Buzeau. Ce dernier marque la fin de ces 55 km avalés en 3h (contre 2h50 en 2015) qui a bien ses 1000 de D+ !

Arrivée St Germanoise 2016

Arrivée St Germanoise 2016

Un des premiers à finir le grand parcours, j’aurai le temps de discuter longuement avec les sympathiques sociétaires du club de St Germain en grignotant mon sandwich et mon coca. Je serai ensuite rejoint par le club de Fourqueux et de Poissy, venu en nombre ! (Fred, Aurélien, Jean, Eric, Didier, Marc), l’occasion de parler VTT et prévoir les prochaines échéances !
C’était très certainement ma dernière édition en tant que participant, vous me verrez surement à l’inscription ou sur le parcours l’année prochaine, aux côtés des hommes en bleu et blanc !
Nous étions 450 participants à braver un temps maussade mais finalement idéal pour cette rando. J’espère que cette rando, qui me rappelle tant de bons souvenirs, restera aussi simple et perdurera longtemps.

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3 réflexions au sujet de « Saint Germanoise 2016 en 29 pouces ! »

    1. David Schuster Auteur de l’article

      Merci JP ! On s’est finalement retrouvé à l’arrivée, je suis passé devant dès le départ en sautant sans le savoir un détour de quelques centaines de mètres !

      Répondre
  1. Hervé

    Euh … un bon km :-), tu étais trop pressé d’attaquer la côte.
    Pas de bol je me suis retrouvé seulement 20″ derrière toi. Je devais d’ailleurs t’avoir en visu dans la montée, mais pas reconnu.
    20″ qui se sont transformées en presque 1 heure à l’arrivée….pffff

    Répondre

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