Paris Deauville à Vélo

Cela faisait quelques jours déjà que Quentin me proposait une longue sortie à vélo direction la plage. Mais l’état de mes genoux suite à ma chute sur la Granit Montana Ultime m’empêchait de valider ce projet. Alors, quand le médecin m’a donné l’autorisation de faire « un peu » de vélo, cool, sans forcer, je me suis dit que Paris – Deauville rentrait parfaitement dans cette définition.

Comme toute bonne sortie qui se prépare au dernier moment, ni le roadbook, ni la trace GPS n’a pu être vérifiée. Nous choisissons de partir par la campagne Yvelinoise : cela représente ainsi une sortie de plus de 200 km pour moi et 230 km pour Quentin qui viendra de Paris centre. Il existe une alternative qui longe la Seine, par le Vexin, qui me tentait pas mal, mais qui rallonge d’au moins 1h /1H30 le parcours global. Point trop n’en faut !

6h30 en ce samedi 23 juillet, Quentin me rejoint à Saint Germain en Laye : il a déjà 1h de vélo dans les pattes et près de 25km. Il faut dire que l’orientation n’est pas son truc ! On dépose les sacs dans la voiture pour que madame nous apporte des vêtements propres sur la plage de Deauville, 8h plus tard.

Malgré une légère chaire de poule, nous partons très légèrement vêtue, la météo annonçant une avalanche de soleil dans la matinée. Avec seulement du vélotaf la semaine précédant ce périple (et trois semaines sans sport avant), je compte uniquement sur l’expérience et la roue de Quentin pour aller jusqu’à Deauville sans trop souffrir.

6h45, nous nous élançons doucement sur nos routes bien connues, direction Epône. Les routes sont désertes et c’est un bonheur de discuter dans la fraîcheur du petit matin. La fameuse route des radars nous inquiète : un vent de face nous scotche à la route, et nous sommes obligés de prendre les relais pour éviter de trop forcer dès le départ.

Dès Epône, nous nous apercevons que le roadbook prévu n’est absolument pas assez précis : nous n’avons que les noms des villages, pas d’indications de directions ou de numéros de routes. Après quelques recherches, nous lançons le smartphone mais sommes conscient que nous ne ferons pas les 175 km restants comme cela. Heureusement, nous avions prévu une trace GPS créée à la va vite sur Strava. Bien que l’écran de ma montre 920 XT soit très petit, il nous permet de suivre la route. Il me faudra une quinzaine de minutes pour bien anticiper les changements de directions avec quelques demi-tours à la clé, mais rapidement, cela rentre dans l’ordre et nous ne naviguons plus qu’au GPS. Je prends alors les devants sur les petites routes en direction de la Normandie, Quentin dans ma roue. Le soleil s’est levé et nous chauffe agréablement le côté gauche.

La campagne est superbe en direction d’Evreux et nous prenons beaucoup de plaisir à rouler malgré un vent qui ne nous lâche pas la grappe. Dommage qu’il ne soit pas dans le dos !
Sur de minuscules routes de campagnes, nous croisons des groupes de vélo anglais : ils se rendent sur les Champs Elysées, fêter la future victoire de C. Froome sur le Tour de France. Nous, c’est direction la plage !

Le soleil tape maintenant bien fort, et les bidons de Quentin se vident très rapidement : les routes étant minuscules, nous ne croisons aucun commerce, aucun café et sommes obligé d’interpeller des habitants dans leurs jardins à plusieurs reprises pour faire le plein d’eau. Nous serons d’ailleurs toujours très bien accueillis : que la France est douce dans nos campagnes !
Nous maintenons le rythme face au vent dans le but de ne pas arriver trop tard : nous sommes attendus pour le déjeuner et avons prévu un périple de 8h !
Nous chercherons longtemps un café pour nous ’arrêter boire un coca, et reposer nos postérieurs qui n’ont plus du tout l’habitude des longues heures de selles, mais en vain : cette campagne-là est bien désertique, en ce beau samedi matin.
Plusieurs fois, la trace GPS nous enverra dans des chemins de champs : nous ne prendrons pas le risque avec nos pneus en 25mm de nous y aventurer (ah, si j’avais eu un Gravel !), nous faisant faire quelques détours. La trace GPS devient alors utile pour retrouver le bon axe. Néanmoins, cela prouve que les traces réalisées sur internet nécessitent (comme je l’avais déjà constaté pour Paris – Le Mans) d’être retravaillée avant utilisation (ou au moins de prévoir du temps de jardinage !).

Deauville, Terminus, tout le monde descend !

Deauville, Terminus, tout le monde descend !

Après la seule véritable longue côte de ce périple avalée en plein soleil, nous nous arrêterons, quelque peu dépités, dans une station-service pour acheter de quoi se rassasier, remplir les bidons.

Cette pause salutaire marque la fin de la partie intéressante de ce beau périple : il s’en suivra une grosse heure de vélo, que je ferai quasiment intégralement dans la roue de Quentin, ce dernier ayant décidé d’utiliser ses prolongateurs pour faire fi de ce vent de face qui nous tape le nez depuis le matin. La vitesse s’envole, les kilomètres descendent, les voitures se font nombreuses, le paysage à travers les champs de blé or se fait plus monotone.

Paris-Deauville à vélo

Arrivée à Deauville

Et enfin, nous apercevons les premiers panneaux pour Deauville. Petits détours pour profiter de l’ambiance estivale du port et direction la plage pour reposer nos postérieurs meurtris !

7h40 de roulage pour 8h de ballade au total, plus de 200 km dans la musette.
Un grand bravo et merci à Quentin, compagnon de ce joli périple ensoleillé. Notre bronzage, côté gauche, restera quelques jours la trace indélébile d’une belle journée.
Après avoir retrouvé nos ravitailleuses sur la plage (merci les points GPS), une douche froide face à la Mer et de gros hamburgers pour compenser les plus de 3000 calories consommées !

La sieste sur le sable chaud et une visite de Deauville permettra de bien finir ce périple.

C’est un vrai voyage que de se rendre, à la force de la pédale, quelque part. Une ballade intérieure, d’autant plus agréable qu’elle est partagée. Je sais d’ores et déjà qu’il y aura d’autres périples au départ de Paris, sur la journée, pour rejoindre la province, avant de prendre un train vers la capitale. Et pourquoi pas, un jour, partir sur plusieurs jours ?
Si vous voulez en être, pour un jour ou plus, n’hésitez pas ! (Orléans, Reims, Paris – Chartres – Paris, Rouen, Le Havre, Amiens, Caen, Troyes, etc.)

https://www.strava.com/activities/650604179

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Une réflexion au sujet de « Paris Deauville à Vélo »

  1. Jean-Pierre Dumoulin

    Belle balade. Pas sûr que vous ayez la même définition de « vélo cool » avec ton médecin 🙂 . Il y a une appli top pour faire du routage d’itinéraire à vélo : Komoot . On peut même choisir le type de vélo : route, gravel, ou VTT et il trace en fonction .

    Répondre

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