Terrain sec sur l'ultra trail de la brie des morin

Ultra Trail de la Brie des Morin 87km

A ne pas confondre avec l’UTMB, l’UTBM est un trail dans la vallée de la Brie, à l’est de Paris qui m’a été recommandé pour son organisation de qualité : ravitos, balisage, repas, bénévoles… J’ai donc décidé d’aller tester par moi-même le grand parcours, 87 km et des poussières quand même, un trail qui se rapprocherait des valeurs originelles de ce sport. Autant vous dire, que je n’ai pas été déçu du voyage au pays de la boue !

Quelques semaines après le trail des villes royales et malgré un entrainement en course à pieds réduit à néant pour cause de périostites persistantes, je m’inscris à l’UTBM, la course du crapaud vert avec pour objectif de manger une grande distance (près de 90 km) et réfléchir plus sérieusement à mon projet secret (pas si secret que ça) de participer en juin à l’Ultra trail marin, le tour du Golf du Morbihan en 177 km et en une seule étape.

Inscription de 65 euros (+4 euros de frais), avec la possibilité de s’inscrire jusqu’à 2 jours avant le départ (supplément de 10€), on en trouve pour tous les goûts à la Brie : marche (dont une rando de 66 km !), marche nordique, 30 km, 66 km, 87 km, c’est près de 1300 personnes que les 200 bénévoles attendent en ce weekend du 1er mai.

Deux jours avant le départ, malgré des conditions météo qui laissent à penser que je vais passer la journée sous la flotte, Steve décide de prendre le départ avec moi. Mais on convient que l’on fera course séparée, afin d’éviter l’explosion en vol. Je partirai avec mon dossard 123 avec pour objectif de faire les 2000 m de D+ et 87 km en 9h15-20 (9h si je suis dans un grand jour) et ainsi aller frapper à la porte du top 15 d’après les résultats des années précédentes, sur les 142 partants.

La pluie de la nuit précédente ne m’inspire pas trop, et c’est avec des doutes que je fais les 1h30 de route, essuies glaces à grande vitesse pour rejoindre Saint Cyr sur Morin, à environ 40 km de Meaux, pour le grand départ. Arrivée prévue à 7h30, le GPS m’emmène dans un petit hameau à côté de Saint Cyr. Sans réseau, le stress grimpe : vais-je être à l’heure au départ ? Mais nous serons nombreux à nous perdre et un petit convoi me permettra de rejoindre le stade – parking – boueux. Je rejoins Steve dans la salle d’arrivée à 7h50 pour récupérer la puce, le dossard et le porte gourde que me prête Steve.

On rejoint la ligne de départ, en mode cross de village, on est une grosse centaine. Je repère les cadors (Luca, David etc.) et me dit que ça serait marrant de courir un peu avec eux. On se souhaite une bonne course avec Steve, et dans un temps purement Breton (désolé les gars), les fauves sont lâchés pour 87 km. Mais ça, c’était sans compter la boue ! Je suis en fin de paquet, et voyant tout de suite le groupe des bons s’éloigner, je fais le forcing sur les trottoirs pour les rattraper. Mais les mecs sont dans une autre galaxie, on est à 15 km/h, je lâche l’affaire, je ne fais clairement pas le poids. J’essaye de réduire le rythme, surtout que je ne peux pas surveiller ma FC, ma ceinture ayant décidé de me tomber à la taille. Première fois que cela m’arrive, dommage que ce soit en course. Très rapidement une première côte bien raide, boueuse et empierrée qui présage que le parcours ne sera vraiment pas simple : je trottine quand la plupart marchent, suis-je trop prétentieux ?

J’aperçois le fameux Luca au loin, avec sa coupe de cheveux caractéristique, et leur souhaite mentalement une bonne course. Le problème c’est que je suis parti vite, et que je n’arrive donc pas à réduire l’allure comme je le fais d’habitude. Très vite les chemins deviennent boueux. Quand je vous dis boueux, c’est pas juste un peu sale, c’est plus un champs de bataille glissant et trempé. Les chaussettes sont des éponges au bout de 3km, mes chaussures marrons en 3,1 km, mes jambes en 3,2 et je vois une première chute en 3,25 km. Au 3,3 km j’arrête de regarder où je mets mes pieds et les enfonce gaiement (ou pas) dans quelques cms de boue liquide (quand ce n’est pas de l’eau directement) et l’effet ventouse à chaque pas est un véritable bonheur, tant pour les pieds qui frottent dans les chaussures que pour les muscles qui n’ont pas l’habitude de ce traitement. Au 3,4 ème km, je remarque qu’il y a des traces de glissades plus ou moins contrôlées sur les chemins. J’en produirai moi-même un nombre certain, voir un certain nombre au cours de la journée. Je me fais alors dépasser par un grand gaillard dont les Adidas semblent avoir été taillées pour ce type de terrain. Le pas sur, il trace sa route à moins de 5 du kilo. Je suis tout en glisse derrière, faut dire que les Mizuno Wave rider ne sont pas forcément dans leur terrain de prédilection ! Je le suivrai jusqu’au premier ravitaillement, km 18, après de longues traversées de champs boueuses, venteuses et déjà usantes.

Arrêt éclair, je n’ai besoin de rien, le gâteau sport et le demi litre de malto bu sur la route m’ont rassasié pour au moins 4 heures, moi qui mange et bois peu pendant mes activités sportives. Dans un énième chemin de champs dévasté, mon gaillard me dépassera, il a alors passé la seconde. Je n’essaye pas de le suivre, un pressentiment que le monsieur est plus solide que moi. Bien m’en a pris, il terminera 2ème  derrière la fusée David Wamster. Je continue mon bain de boue matinal, et après un chemin particulièrement détruit par les engins forestiers où je ferai plus de glisse que de course à pieds, vers le 24ème km, je rejoins le parcours commun avec le 66 et 30 km. 1000 coureurs sont devant moi environ : le terrain est indescriptible. Un champ de bataille, j’ai rarement (voir jamais ?) vu des chemins en forêt aussi dévastés, et je pratique pourtant le VTT en hiver depuis un paquet d’années. Je passe au milieu de la foule dans les flaques d’eau pour essayer d’être plus tranquille. Les côtes, ultra raides, sont gravies en marchant par les concurrents. Sauf qu’en marchant, si je fais 2 pas en avant, j’en fais 1,5 en arrière dans le même temps. Mais je n’ai pas la place de courir avec tout ce monde. Je me rends alors compte que j’ai déjà beaucoup puisé dans mes réserves physiques et que mon corps va me le faire payer. Les descentes, embourbées et empierrées, me rappellent la Saintélyon 2014. Une horreur. Je ne peux pas ralentir, alors dévale, en priant le dieu des traillers que la méchante chute, la blessure ou tout autre mauvaise aventure me soit épargnée aujourd’hui.

Amis passionnés d’automobile, voici la métaphore du jour : imaginez-vous un chemin bien boueux avec un 4×4 chaussé de pneus slicks, dévasté par des 4×4 avec des roues de géants passés avant vous. Pour vous en sortir, vous êtes obligé de mettre la gomme, sinon la voiture patine et vous n’avancez pas. De plus, vous roulez en courtes : l’avantage c’est que vous avez un couple de camion, l’inconvénient c’est que vous consommez 2 fois plus de carburants, que vous usez la mécanique et que vous n’avancez pas bien vite. Je pensais précisément que j’étais ce pauvre petit 4×4 qui ne tiendrait pas longtemps quand, sur un chemin de champs (boueux) j’aperçois un petit 4×4 vert (fluo). Vous voyez ce que je veux dire ? Et oui, mon père m’a fait la surprise de venir m’encourager sur les bords de ce champ de bataille ponctué de petites attentions de la part de l’organisation : pancartes et panneaux pour nous féliciter.

David au milieu des petits parcours, dans un champs boueux

David au milieu des petits parcours, dans un champs boueux

Les futurs 3ème, 4ème et 5ème ensemble au 45ème kilomètre

Les futurs 3ème, 4ème et 5ème ensemble au 45ème kilomètre

Je repas donc à bon rythme jusqu’au 2ème ravito, km 36, même si les cuisses me rappellent quand même que l’on ne peut pas courir aussi vite sans le payer un jour ! Arrêt éclair, mais je suis quand même rattrapé par Ludovic. Il me fera le rythme dans les chemins de champs, face au vent. On finit par discuter un peu : il a déjà fait ce trail et donc connaît ce type de distance : il me recommande de vraiment gérer jusqu’au bout ce que je m’emploierai à faire après ce départ trop rapide. Finalement on pacmanise le fameux Luca (dossard 1) et un autre gars du 87. Ce qui nous fait tous les 2 entrer dans le top 5. J’ai beau ne pas y apporter beaucoup d’importance, ça fait quand même travailler le cerveau ! On quitte les champs pour une balade le long d’un petit ruisseau, boueux à souhaits, fatiguant, entrecoupés de sacrés côtes et de descentes sacrément engagées. C’est comme ça que l’on se retrouve au 3ème ravito, km 49, pour le déjeuner. Nous en profitons pour rattraper le virtuel 3ème de la course. Je picore sur ces ravitos bien achalandés et présentant tout ce dont un trailer peut rêver : saucisson, fromage, chocolat, fruits secs, tucs, pâte d’amande, vrai coca cola, eau pétillante, un festin servi par des bénévoles aux petits soins.

Ludovic (3ème) et David à l'UTBM

Ludovic (3ème) et David à l’UTBM

Je repars avec Ludovic, qui fait toujours le rythme, mais ça monte sec. Et au loin le 3ème avec qui je courais en début de course. Ludovic a des jambes et en a peut-être marre que je lui colle aux basques, et fait l’effort pour le rattraper. Je préfère me mettre en mode survie, il reste encore 37 km et à l’heure actuelle, cela me paraît impossible ! Je le reverrai à l’arrivée ! Je suivrai le duo au loin dans de grande traversée de champs que je ferai avec des coureurs du 66. Moralement cela devient dur : le parcours n’est pas à mon goût, trop de champs, trop de boue, la tête ne suit pas. Heureusement, régulièrement, je suis encouragé par mon père et quelques suiveurs, ils n’étaient pas nombreux à affronter le mauvais temps !

Terrain sec sur l'ultra trail de la brie des morin

Terrain sec sur l’ultra trail de la brie des morin

Je me pose de plus en plus de questions : je sais que je suis physiquement capable d’aller au bout, mais je ne prends pas beaucoup de plaisir et les jambes tirent sérieusement. Elles n’ont pas l’habitude de cet exercice boueux. J’alterne marche (quand ça monte ou que le terrain est proche de l’impraticable) et course lente jusqu’au 4ème ravitaillement, km 60. On m’annonce 5ème. Je prends le temps de faire les niveaux et repars quand le 6ème rentre dans ce ravito du bout du monde.

J’appelle Steve qui m’annonce qu’il a abandonné au 36ème km, crampes et zéro plaisir avec toute cette boue qui l’empêchait d’avancer. C’est le défaut de ce terrain : c’est qu’il faut passer en force pour avancer et que cela use d’autant plus les organismes. Je marche et lui fais part de mes doutes quant à la suite, je ne m’amuse plus. Mais l’un dans l’autre, je me dirige quand même vers le prochain ravito. Je n’avance pas (plus). Plus envie. Ce n’est pas physique. Ce n’est pas vraiment mental. Je n’ai juste plus de plaisir, ne vois plus l’intérêt d’aller au bout. Je dois faire du 7km/h maintenant (alors que je tenais le 10 km/h sans problème avant). Mon père me dit qu’il n’y a plus que 23 km à faire, que je ne peux pas en rester là. J’ai beau savoir que physiquement je peux le faire j’hésite encore.

Champs et boue pour la 3ème édition du trail de la brie des morin

Champs et boue pour la 3ème édition du trail de la brie des morin

Et je n’avance tellement pas que j’ai l’impression que je vais en avoir pour des heures. Pour la première fois en trail, je pense à mon lit. Je me dis que si je le fais, ça me fera une bonne raison pour aller m’y écrouler. Et pourtant je ne suis pas vraiment fatigué. Vers le 70ème km, j’appelle ma compagne : pas pour me faire remonter le morale, mais juste pour évacuer toutes ces interrogations sur quelqu’un, tous ces doutes. Je n’avais jamais pris de téléphone en course, mais c’est agréable de reconnecter avec le vrai monde quelques minutes. Il me faudra encore marcher et courir longtemps pour atteindre le dernier ravito, km 75. Je me fais doubler par le 6ème que j’avais déposé quelques heures plus tôt. C’est vrai que je n’avance plus. C’est moi le sixième maintenant !

ça pique l'UTBM

ça pique l’UTBM

Je n’y resterai que quelques instants, à quoi bon de toute façon, j’ai ce qu’il faut dans les poches. Je repars en marchant suivi par mon père et un gars du 66 km qui finira avec moi. Ça monte raid, mais cela me permet de marcher, donc j’apprécie. Ce que je déteste le plus ce sont les descentes, trop dangereuses en courant, et encore, mes jambes les supportent ! Encore 12km, une éternité à la vitesse à laquelle j’évolue. Km 80, ça sent bon mais si je marche, j’en ai encore pour une heure. Et la on m’annonce que l’un des leaders de la journée a complètement craqué et n’avance plus, il est 2 minutes devant moi. Un peu de goudron à ce moment-là, il n’en fallait pas plus pour que la machine à courir se remette en marche. Je désactive le générateur de secours, tente de redémarrer le moteur principal. C’est laborieux, mais ça repart. Ça tourne sur trois cylindres, mais cela suffit à envoyer quelques km à 5’30. Et hop, je re rentre dans le top 5. Ça fait toujours plaisir ! On m’annonce le 4ème à moins d’une minute devant. J’hésite un peu mais j’ai quand même bien puisé, et préfère assurer ma place.

Je marcherai 1km avec le gars du 66 km avant de courir sur le dernier km, dans la pluie et le vent pour passer la ligne d’arrivée en 9h28. 5ème scratch, 3ème SEM. Jamais couru aussi longtemps, les conditions étaient vraiment difficiles. Je suis évidemment satisfait du résultat final, mais m’en suis beaucoup voulu à partir du 60ème km : je suis parti trop vite, beaucoup trop vite, et est mal vécu la baisse de rythme nécessaire ensuite. Le parcours pas à mon goût a fini d’entacher la fête et si je suis allé au bout, c’est uniquement parce que je le pouvais physiquement, et engranger de l’expérience au vue des prochains défis. Le manque de km ces derniers mois expliquent aussi un manque de motivation à courir longtemps. Je savais que je regretterai de ne pas finir, surtout étant dans le top 5. Mais à chaque fois que j’apercevais la voiture de mon père au loin, j’avais un sacré pincement au cœur en me disant que ça serait si simple d’en rester là. Et en même temps, je savais aussi, que je pouvais faire encore quelques kilomètres, car il serait là si je voulais vraiment arrêter.

Ravito d’arrivée, douche tiède avec tongs à disposition, super repas au chaud et servi à table, coulommiers offert, polaire de finisher, balisage sans failles (et réfléchissant sur la dernière partie de course pour être visible la nuit), bénévoles nombreux sur le parcours, c’est une belle organisation pour cette 3ème édition ! Dommage que le mauvais temps, la boue, aient gâchés la fête. Nous ne devons pas être nombreux à avoir franchi l’arrivée en moins de 15h30.
Sur terrain sec, il doit être possible de tenir un rythme élevé : attention alors à ne pas partir trop vite. Si j’y reviens un jour, ça sera pour cet esprit trail que j’apprécie temps, loin des machines à fric qui fleurissent un peu partout, mais exclusivement sur terrain sec !

 

Résultats complets, avec taux de finishers à venir.

Equipement :

  • Veste Gore Tex Salomon
  • T-Shirt X Bionic (merci les parents !)
  • Short multi poches Kalenji
  • Chaussettes trail kalenji (trouées à l’arrivée…)
  • Mizuno Wave Rider 18 jaune (marrons à l’arrivée)
  • 1 porte gourde avec Flask Salomon dans la main gauche (merci pour le prêt Steve !)
  • 1 bidon 600 ml Isostar à droite
  • 1 couverture de survie, 1 sifflet, 1 fiche de renseignements perso (allergies etc.), 4 gel (2 consommés), du sucre, 1 tube de crème de marrons, 2 pâtes de fruit, un Sony Experia étanche
  • Ce qu’il me manquait pour être 100% en conformité : une frontale, mais je n’avais pas prévu d’arrivée à la nuit.
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5 réflexions au sujet de « Ultra Trail de la Brie des Morin 87km »

  1. Hervé

    Superbe David. Maintenant tu ne te contentes plus d’être finisher, tu fais de grosses perfs.
    Un trail très difficile avec ces conditions, mais tu emmagasines beaucoup d’expérience qui va te servir pour tes prochains défis.
    A+

    Répondre
  2. Vivien

    Je ne lis ce recit que maintenant (je rattrape mon retard peu a peu…).
    Super David, avec plus d’un an de retard ! La boue et tomber a clairement un effet tres negatif sur le mental. L’hiver est tres pluvieux et humide en NZ, aussi a mon echelle (donc autour des 20-25k de distance) et en hiver, j’en ai beaucoup souffert cette annee car je n’avais pas de chaussures adaptees. Je courais avec des NB Leadville v3, qui sont vraiment tres tres moyennes (peu importe le terrain), mais completement nulles sur boue. J’avais l’impression de courir avec des chaussures a semelle plate. Et surtout voir des coureurs, qui d’habitude sont derriere moi, me depasser et prendre un reel plaisir me demoralisait a fond.
    Donc apres avoir suivi de nombreux conseils d’autres trailers locaux j’ai investi dans des Icebug Acceleritas pour les terrain tres boueux (elles ont pas beaucoup de support par contre, donc tres minimalistes, mais attention aux jambes sur les longues distances) et des Icebug Mist (plus confortable pour des distances plus longues, mais moins adaptees a la boue) pour les trails plus longs et varies. Et les resultats sont top pour l’instant ! J’avais aussi teste les Zeal, mais elles n’evacuent pas bien l’eau, alors qu’il y beaucoup de passages de riviere et ruisseaux ici donc je les ai echangees.
    Bref, si tu retentes une experience boueuse, je te conseille vraiment d’investir dans de bonnes chaussures adaptees, tu y prendras bien plus de plaisir.

    Répondre
    1. David Schuster Auteur de l’article

      Salut Vivien ! Merci pour ton commentaire et bravo pour ta persévérance et les résultats qui en découlent, c’est top
      Le choix des chaussures… vaste sujet qui occupe les trailers à plein temps, tu as du voir sur les forums ! J’ai décidé de privilégier le confort et l’amorti au détriment de l’accroche car c’est, à date, ce qui me permet d’éviter les blessures. Chacun doit trouver chaussure à son pied 🙂 En l’occurrence, pour moi, la recette actuelle, c’est du zéro drop de chez ALTRA, en route ou mixte pour garder le dynamisme.
      Je continue de suivre tes exploits (ton site est hors ligne pour l’instant). @+

      Répondre

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