trail des villes royales

Trail des villes royales, première édition

L’effet course a toujours le même impact sur moi : à peine une course terminée, je ressens le besoin de m’inscrire à la prochaine. C’est comme ça qu’à peine terminée la Saintélyon 2015, je m’inscris au Trail des Villes royales, première édition. Allégé de 47€ (première vague de dossard), le programme s’annonce alléchant avec une traversée de la Vallée de Chevreuse depuis la pièce d’eau des Suisses (Château de Versailles) vers la château de Rambouillet. Surtout, et pour la première fois, j’embarque les potes d’entrainement dans mon Camelback afin de partager un bon moment ! Retour sur un bain de boue rondement mené !

C’est avec joie, mais aussi un peu d’appréhension que j’ai convaincu (ils n’ont pas été difficile les bougres !) Steve, Quentin et Nico de m’accompagner. C’est une nouvelle expérience pour moi, que de partager une course, et sur une distance que je ne connais pas encore.

Comme d’habitude, la période de préparation est compliquée à gérer, mais cela ajoute du piquant : travaux, vacances, maladie, mauvais temps. C’est ça aussi le sport !
En filigrane de tout ça, je tente d’aider mes camarades à se préparer à cette première longue distance en forêt : team crème de marrons inside !
Steve et Nico nous gâtent, en s’occupant de toute la logistique : retrait des dossards à Rambouillet, transports, voiture nous attendant à l’arrivée avec de bonnes victuailles, bref, c’est un trail Royal qui s’annonce !

C’est avec une certaine déception que nous nous rendons au départ : l’équipe devait courir en short – t-shirt, mais la bruine non prévue et le vent frais aura raison de notre motivation.

trail des villes royales

Etangs de la minière, pendant le trail des villes royales

Un départ sans chichis, et à 8h58 je m’élance avec Steve sur les talons, non sans avoir souhaité une bonne course à Nico et Quentin avant : nos plans de route n’étaient pas compatibles. Comme d’habitude, je suis étonné de voir autant de fusées au départ, avec toujours ce petit doute : suis-je au niveau, vais-je me faire doubler par tout le peloton ?
Je connais bien les chemins empruntés puisque je les parcours régulièrement à VTT et c’est un avantage certain : cela me permet d’anticiper les difficultés et de lisser mon allure, tout en embêtant Steve toutes les 30 secondes avec mes « là ça va monter, là y’a une pierre, là un brin d’herbe ». Bon on fait du trail, on n’est pas là, pour visiter, donc on met le régulateur et on y va.

Vent, boue, champs : parfait !

Vent, boue, champs : parfait !

Les chemins se découvrent après les étangs de la minière, en arrivant sur Guyancourt, et je vais m’abriter du vent dans les jambes des autres coureurs, en mode « cycliste qui ne veut pas prendre de relais ! ». Steve ne semble pas vouloir faire l’effort, et après quelques hésitations et 10 kms partagés ensemble, je décide de prendre la poudre d’escampette. Et je me fais toujours doubler, c’est pas fou ça ? Le temps passe, ponctué par des moments où je fais ma star devant l’appareil photo de mon père, qui n’hésite pas à utiliser le 4×4 pour me suivre au plus près !

Trail des villes royales

Trail des villes royales

Finalement j’arrive au premier ravito, après un premier semi avalé en 1h50 et l’envie de faire autre chose que de la boue et des chemins plats : je vais être servi avec une deuxième partie en direction d’Auffargis beaucoup plus sympa, plus forestière, avec du single, des descentes techniques que je dévalle à mach 2. Quelques frayeurs quand même car, connaissant les descentes par cœur à VTT, j’utilise les mêmes trajectoires. Oui mais, 2 roues et 2 jambes, ça n’a pas tout à fait le même encombrement. CQFD ! Heureusement que le ratio D+ / D- n’est pas trop important et que je n’ai donc pas besoin d’économiser mes cuisses fragiles, pour une fois ! Je m’amuse donc comme un petit fou à essayer de suivre les relayeurs (bah oui, je ne trouve pas trop de solos par moments) qui sont facile à repérer : ils ont les jambes propres, n’ayant pas vécu les bourbiers de la première partie de course ! Bon, j’exagère un poil, car de la boue, on en aura jusqu’au bout. Jamais vraiment gênante (pas d’ampoules à déplorer) mais tellement énergivore, surtout en chaussures de routes !
Je croise quelques têtes connues, ce qui permet d’échanger quelques mots, mais chacun est dans sa course, et les kilomètres descendent de moins en moins rapidement. Puis finalement, je rattrape un coureur avec une frontale sur la tête : étonnant un dimanche matin ! Je ferai la remarque à Cédric, qui portait en réalité une caméra ! Oui, bon, vu de derrière hein…
On finira la course ensemble, tellement ensemble, que l’on passera l’arrivée main dans la main ! Ah oui, mais ça, c’est pas tout de suite, car là, on a encore quelques passages boueux, quelques côtes qui finissent pas être usantes et encore une bonne quinzaine de kms ! Sans jamais vraiment être au même rythme, on finira quand même ensemble, en fonction des appétences de chacun. Ça tombe bien, car je commence à trouver le temps long, je suis tout seul, et les seuls que l’on croise ressemblent plus à des relayeurs qu’à des solos ! Heureusement, le temps est toujours ponctué par des séances photos.
C’est avec un certain soulagement que j’arrive au deuxième et dernier ravito, km 42 environ, dans une foule de relayeurs en délire. C’est que finalement, y’en a un sacré paquet derrière moi !
Un coca (du VRAI COCA COLA pour ceux qui me lisent régulièrement) et je repars rapidement, sachant que la dernière partie est plate comme une pizza !

Trail des villes royales 2016

Trail des villes royales 2016

OUI MAIS. Les kilomètres commencent à être plus long qu’avant. Genre ils font 1,5km au lieu de 1. C’est une sorte de faille spatio temporelle réputée en forêt de Rambouillet. Et tous les relayeurs qui sont frais puisqu’ils débutent un contre la montre d’une grosse dizaine de kms me passent à tout allure, au risque de me décoiffer. Et puis ils nous remettent encore des grandes allées boueuses, des chemins de champs en plein vent de face (et boueux !). Bref, je suis scotché. C’est dans la tête, pas physique, mais j’aurai payé cher pour avoir une bonne côte à me mettre sous la dent et pouvoir marcher un peu ! Mais il faut avancer, surtout que des solos reviennent sur moi aussi ! Ah et du goudron maintenant ?! Je n’ai plus qu’à jouer la technique bien connue de l’aspiration, à près de 12km/h dans les jambes d’un gentil solo qui passait par là. Et puis à 5 km (en fait 6…) de l’arrivée, je décide que y’en a marre : je débranche donc mon cerveau qui n’a plus aucune utilité et cours. Ça je sais faire. C’est mieux quand on ne réfléchit pas. Il suffit d’avancer. Alors, c’est plat, c’est sans intérêt ça défile. Et qu’est-ce que j’aperçois au loin ? L’arche de l’arrivée ? Et Cédric ? Aller, on y va, on va chercher tout ça, surtout que je sais que Steve a planqué de la bière dans le coffre de la Twingo. Vous ne pouviez d’ailleurs pas la louper, c’était la voiture garée FACE à l’arrivée J
Je désactive le régulateur, double quelques relayeurs qui m’avaient passé en trombes dans un moment d’égarement et recolle enfin Cédric. OUH qu’il est fort le bougre ! Et puis en fait, on fait du trail, on ne joue pas la coupe du monde nous : alors on se stimule l’un l’autre, avec des pointes à plus de 14 km/h (stratosphérique) et c’est main dans la main que nous passerons cette jolie arche d’arrivée en 4h50 et des brouettes, après 53 km de dure labeur. On finit 17-18ème sur plus de 500 participants, et 6-7ème SE M. Mon meilleur classement à ce jour :p Pas mécontent de la finir celle-là ! Encore plus sympa de passer la ligne bien entouré, et de rejoindre juste après mes proches !
La troisième mi temps, dans les vestiaires est sympa aussi, puisque je peux partager l’expérience de coureurs expérimentés (Jahom runner, Cédric, multiple finisher de l’Ultra Trail Marin – en 5ème position svp, mon rêve (le faire, pas être 5ème, je vous voir venir là) !
Et quel plaisir de voir les sourires sur les visages des copains que j’ai pu acclamer à leur arrivée : vous l’avez fait, bravo, vous avez géré, c’est une superbe première expérience (avec une mention spéciale pour Nico, époustouflant).
Vivement la suite J

 

Equipement :

 

1 veste Salomon enlevée au bout de 5 kms
1 t-shirt Kalenji 1er prix
1 Short trail Kalenji avec tout plein de super poches (merci les soldes !)
1 paire de Mizuno Wave Rider 18 en fin de vie (1000km au compteur)
1 paire de chaussettes Kalenji Trail
1 boxer Dim Lycra
1 montre GPS Garmin 920 XT pour ne pas courir à toute vitesse dès le départ
1 gourde 600 ml à la main
3 Gel Aptonia (consommés)
1 Gourde de crème de marrons
3 mouchoirs
1 Couverture de survie avec informations d’urgences (numéros, sécu, allergies, traitements

Les +
Les copains, la famille sur et au bord des chemins
un trail sans chichis, simple, très bon esprit à côté de la maison !

Un speakeur sympa
Des participants plus ouverts, qui échangent
La bière des copains à l’arrivée
Une première édition

Les Moins 

Le prix par rapport aux prestations très limitées

  • Pas de douches ni même d’eau pour se laver les mains
  • Un sandwich industriel (pour ceux qui en ont eu, c’est-à-dire par grand monde)
  • Pas de bière, alors que je ne fais du sport QUE pour ça
  • Des vestiaires vraiment limites : dans l’herbe, sans bancs ni chaises : pratique après un bain de boue de 50 km
  • Des ravitos légers

Un parcours sympa uniquement entre le 20ème et le 40ème km.

mizuno boueuses

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6 réflexions au sujet de « Trail des villes royales, première édition »

  1. le photographe

    Même en voiture (par les routes parallèles) le photographe avait du mal à te suivre ….
    Il ya même une petite vidéo ou l’on voit la fusée en action !

    Répondre

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