Rando des Renards 2015 : session aqua biking

Ne pouvant participer à la Transvolcanique avec Hervé, je décide de participer aux 10 ans de la Guervilloise, rando que j’affectionne tout particulièrement. Mais les conditions météos me dissuadent de réaliser une inscription à l’avance. Le déluge de ce samedi est tel, et ayant déjà fait la Guervilloise 4 ou 5 fois, je sais que le terrain sera collant. Les copains changent eux aussi d’avis et s’inscrivent à la rando des Renards, en Vallée de Chevreuse, terrain plus sablonneux. J’hésite jusqu’au dernier moment, mais la pluie n’est annoncée qu’à partir de 11h au plus tôt, et vers 20H, je m’inscris aussi pour le raid 73 km (pas d’inscription sur place). Retour sur une session d’aquabiking !

7h sur place, le parking est bien vide mais les copains sont là. Dommage, Bastien ne pourra pas nous rejoindre. Je récupère ma plaque, N°10 (pas grand monde avant nous) alors que le soleil essaye de se lever péniblement. Je croise un groupe d’une dizaine de copains qui s’élancent sur le raid et que nous croiserons surement sur le parcours. Que nenni finalement !

7h30 nous clipsons les pédales avec Mary, JM et JP. Débuts difficiles, le balisage manque de clarté aux intersections et la pénombre règne dans les sous-bois. Nous roulons doucement, majoritairement en singles, sur un terrain très correct : j’ai bien fait de venir finalement ! Je sais que nous aurons de la pluie vers 11H, mais prévoyant 4h30 pour faire le parcours, ça ne sera que pendant 1h, ce n’est pas grand-chose ! Quelques très beaux passages dans ce début de rando, avec 2-3 belles grandes côtes, des petites descentes très sympa, et beaucoup de chemins rarement vus au cours de mes participations aux randos de la VDC les années précédentes : bravo aux traceurs !

plaque des 3R Rando Raid des Renards

plaque des 3R Rando Raid des Renards

A chaque panneau Facile / Difficile, la question ne se pose pas, j’enclenche le mode difficile, parfois deçu par la notion de « difficile ». Je découvrirai, au 8ème passage « difficile » sur les 13 que comptaient le parcours qu’il ne s’agit pas d’une notion d’engagement physique, mais de kilométrage. Le principe est le même qu’aux Boucles d’Itteville : un parcours central et des bouclettes qui viennent ajouter des km et du D+. Chacun construit alors son parcours. Super idée de la part des Renards, mais il faudrait optimiser quelques éléments : la signalétique du kilométrage (j’ai réellement découvert cela à la 8ème boucle) et pourquoi pas, à l’image de vos cousins d’Itteville, indiquer la « vraie » difficulté, et le D+.

Avec tous ces beaux singles, je suis déjà au premier ravito, autour du 20ème kilomètre à 8h45. J’attends quelques minutes mes acolytes et nous repartons tous ensemble pour de nouveaux chemins, parfois un poil glissant pour nos pneus été, et toujours très sympa au niveau du tracé.
Hélas, la pluie nous rattrape bien vite, autour de 9h, comme par hasard au moment où je sors de la forêt pour m’engager dans l’un des rares chemins de champs de ce « début » de parcours.

Mes fidèles lecteurs connaissent mon aversion pour le « mouillé » et voyant que les copains préfèrent rouler un ton en dessous, je décide de ne plus couper, au moins pendant que la pluie est là. La pluie a un effet contraire selon les participants : certains s’arrêtent sous les arbres, d’autres lèvent le pied, d’autres encore s’arrêtent pour s’équiper, j’en verrai même dans un abribus. Pour ma part, la pluie me donne des ailles : j’enclenche le mode turbo, et descends les kilomètres les uns après les autres, peu importe le terrain devant moi. Le terrain est relativement roulant, les côtes sont avalées sans lever le pied, je m’amuse presque, tout seul, sur ce beau tracé, pas si gras que ça.

2ème ravito, 10h10 : ça fait maintenant 1h que l’on roule sous ce que l’on peut appeler un déluge. Mes compagnons de ravito, pour la plupart, décident de bâcher et rentrer au plus vite. C’est vrai que l’on a fait que la moitié, mais j’y crois encore. Surtout, j’ai beau ne pas aimer l’eau, une fois que l’on est mouillé, autant continuer ! Je me régale de saucisson et repars, en direction du ravito 3 avec une boucle annoncée comme difficile dans les Vaux de Cernay. Il n’y a plus beaucoup de traces au sol, et sur certains passages difficiles, j’ai tout au plus, une trace devant moi. Je ferai ce passage (ravito 2 – ravito 3) absolument tout seul. Sympa au début, je me lasserai un peu, préférant partager les beaux chemins avec d’autres participants. Les seules personnes croisées seront les organisateurs aux intersections de routes (chapeau les gars !) et des randonneurs (mais que font-ils dehors sous ces trombes d’eau ?).

Descente technique avant Cernay, je n’ai plus de freins (bruit du métal uniquement) : je sais que la descente qui se présente devant ma roue est trop technique par rapport à la pluie qui redouble, le froid qui commence à s’emparer de mes muscles, mes pneus trop gonflés et version été. Bref, j’aurai dû poser le pied, mais je ne le fais pas. Ça ne pardonne pas, je fais une erreur de placement de roue, et dans la seconde qui suit, je fais un bel OTB droit dans la pente. La roulade a été parfaitement maitrisée. Le bras gauche ne bouge plus par contre. Rapide état des lieux : je suis seul, sans savoir si d’autres cyclistes sont encore sur le grand parcours et passeront sur ce passage difficile, je suis trempé et je n’ai pas de portable. Pas le choix, je ne me laisse pas le temps de la réflexion et ne regarde pas ce que j’ai, je finis la descente à pieds, et réenclenche la moulinette.

Le parcours, plus exigeant dans cette partie, me fait oublier la douleur et j’enchaîne les différentes ascensions sans poser le pied : une motivation, c’est de ne pas vouloir pousser avec mon bras douloureux. Les descentes sont courtes, et c’est tant mieux, je ne peux utiliser que le ralentisseur arrière. L’un dans l’autre ça avance, mais la pluie est toujours aussi forte, à tel point que mes sur-chaussures finissent par ne plus me protéger de l’eau. Le parcours est toujours aussi sympa, mais je roule littéralement dans l’eau.

CoudeLe plaisir n’est plus là quand j’arrive au 3ème ravito un peu avant 11h30. Je me restaure (encore du saucisson !) et quelques saucisses bien chaudes. Les 2 autres participants avec moi cherchent des solutions pour rentrer au plus vite. Je ne prévois pas vraiment de bâcher mais veux quand même m’assurer que mon coude va bien, j’ai la sensation qu’il est bien amoché. Quand je retire ma manche, la réaction des organisateurs autour de moi confirme mon ressenti : c’est très gonflé. On me propose de me ramener en voiture, mais je suis trempé et pas fatigué. Je décide de rentrer au plus court avec un autre participant, numéro 4, accompagné au départ par un gentil et jeune organisateur pour nous mettre sur la route. On croisera d’ailleurs d’autres bâchages ! Arrivé en bas des 17 tournants, on prend la route, le parcours étant trop boueux pour nous, et on vise Voisins le Bretonneux. J’emmènerai mon numéro 4 dans ma roue : nous doublerons de nombreux vététistes qui, comme nous, contournent les champs boueux du Mesnil, avant de reprendre le parcours sur le plateau avant Montigny. Je serai étonné par le nombre de cyclos croisés sur ces routes, et le nombre de coureurs dans cette dernière portion de forêt.

Bien que je n’ai pas le mauvais temps (la pluie principalement), je roule et cours toute l’année, quelle que soit la météo, même de nuit, au plus profond de l’hiver. Je suis toujours seul ou presque, et nous ne sommes jamais bien nombreux sur les randos organisées au cœur de l’hiver (novembre – Février). Etonnant donc pour moi de voir « autant » de monde sur les chemins en cette journée pluvieuse.

J’en finis à 12h10, après plus de 65 km et 1300 de D+ avalés en 4h10. C’est rare de finir en étant encore en pleine forme, musculairement parlant.
Pas de queue aux jets d’eau, j’en profite pour laver le vélo et le bonhomme, avant d’avaler un sandwich et de rentrer. 13h à la maison. Contrat rempli !
Maintenant, on change les plaquettes, on passe les disques au papier de verre, on soigne le coude et on espère que la saison grasse n’est pas encore enclenchée !

parcours de la rando des renards 2015

Raid des renards 2015

Les +

Orga aux petits oignons

Eco cup

Très beau tracé pour la VDC (et les contraintes ONF)

Les –

Balisage trop juste aux changements de direction (le reste est ok)

Manque d’informations sur les boucles

Dommage que la date coïncide avec la Guervilloise !

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Une réflexion au sujet de « Rando des Renards 2015 : session aqua biking »

  1. Jean-Pierre Dumoulin

    Oula, impressionnante la photo du coude . A surveiller et ne pas hésiter à passer une radio si la douleur ne disparaît pas. Mes plaquettes étaient neuves, heureusement, car il ne restait plus grande chose à l’arrivée, levier presque en butée mais ça freinait toujours . Je vois bien la descente dont tu parles et que je n’avais jamais pris sur une rando . Descendue sur le vélo parce-que mes chaussures glissaient plus que mes pneus mais avec un pied sorti pour assurer les passages délicats. Maintenant que tu le dis, effectivement, je réalise avoir croisé par mal de randonneurs et coureurs à pieds, bien équipés ceci dit . Mon principal regret : ma motivation du jour était de monter la montée impossible le long des 17 tournants et finalement, dérouté par les organisateurs qui avaient fermé la zone devenue vraiment impossible; Donc à refaire . Et c’est la première fois que je fais des ascensions de torrents à vélo : les montées dans les vaux étaient des vrais ruisseaux.

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