Finishers Altriman 2015

Altriman 2015 – Une édition particulière

Embrun, en 2014 avec l’ami Séb, était mon premier triathlon et je le terminais en bon état et conquis par ce long effort. J’ai l’envie de faire un peu plus encore. Plus long, plus difficile, plus exigeant. Pourquoi ? La remise en question, la rigueur que cela impose, le goût de l’effort, les paysages, la satisfaction personnelle. Et je ne veux plus rêver en lisant les récits d’autres coureurs, je veux être l’acteur de ces rêves.
Séb lui, préfère partir sur l’IM de Nice. C’est un choix logique pour ce niçois, mais pour moi ça ne correspond pour à mes idéaux. Je vous propose donc de me suivre un certain 11 juillet 2015, sur la route de l’Altriman !

L’Altriman c’est un triathlon XL (ou XXL !) communément appelé IronMan. Il est considéré comme « le triathlon le plus exigeant au monde ». Je ne les ai pas (encore) tous fait, mais assurément « c’est un sacré chantier », bien plus difficile qu’Embrun, mais on en reparlera !

On parle ici d’une natation de 3800 m à 5h30 du matin, de nuit, dans un lac à 1500 mètres d’altitude (je vous laisse imaginer la température), enchainée avec un vélo de près de 200 km (197 pour être précis au GPS) avec 4700 m de D+ et en dessert, un marathon de 725m de D+.
Contrairement à Embrun, ici, les chiffres ne sont pas exagérés. On est sur de l’exceptionnel, à tous les niveaux. Les valeurs prônées par l’Altriman me correspondent : on est loin du triathlon mercantile (licence IronMan), les organisateurs (et notamment Benoît) sont aux petits soins pour « leurs » triathlètes. Pas besoin de venir les jambes épilées, pas besoin de porter un T-shirt « Finisher » de telle ou telle course pour retirer son dossard. La sélection naturelle se fait par les difficulté de l’épreuve, c’est tout.

Début juillet, je me déleste des 200 € nécessaire à l’inscription, réservation d’un hôtel dans la foulée et je débarque aux Angles, dans les Pyrénées le 10 juillet pour récupérer mon dossard, mon polo, ma bouteille de rosée, mes bidons Isostar (partenaire de l’épreuve) et tout ce qui va avec pour la course du lendemain ; Déjà les bénévoles sont aux petits soins « pour les fous que vous êtes ».
17h, dépôt du vélo dans le parc un vélo, un simple champ. Ici, pas de moquette pour avoir les pieds au propre, ici on fait du sport et on ne s’intéresse pas aux à-côtés !
Surprise en rentrant dans le parc à vélo : bien qu’il y ait 300 places disponibles à l’inscription, nous ne sommes que… 250 inscrits ! Et j’hérite du numéro 249 ! Je suis donc l’avant dernier inscrit à ce terrible triathlon. En espérant que cela ne correspondra pas à mon classement.

18h, il faut filer au CCAS de Matemale, de l’autre côté du lac pour assister au briefing. J’arrive un peu tard et je loupe le début mais la séance de questions réponses me permet d’avoir les infos essentielles. Benoît est très prévenant, on sent qu’il a à cœur de ramener un maximum de monde sur la ligne d’arrivée. Pas besoin de nous mettre des bâtons dans les roues, le parcours est assez exigeant comme ça.
L’apéro nous est offert, avant d’enchaîner à 19h sur la pasta party. Des pâtes, mangées au soleil dehors, au milieu des 249 autres participants, de quoi faire cogiter. Tout le monde est très calme et très rapidement, je ressens le besoin d’aller préparer mes affaires à l’hôtel.

La soirée sera passée à préparer les sacs de ravitaillement (2 pour le vélo), et organiser les transitions, les réserves alimentaires etc.

22h30, extinction des feux. Le sommeil ne me rejoindra pas cette nuit (ou presque) mais c’est un détail comparé à la journée à venir.

Le jour J

4h, réveil. Habits. Gâteau sport. Voiture. Matemale. Parc à vélo à 4h50.
Je ne suis pas le dernier arrivé, mais loin d’être le premier.
Facile de retrouver ma place, je suis avant dernier, au bout du parc (mais à l’entrée / sortie du vélo par contre !).
Mince, le 250 a pris ma place. Lionel me la rendra bien vite ! On prépare nos affaires pour la journée, j’essuie mon vélo qui est couvert de rosée. Chacun se prépare, les accompagnateurs peuvent même nous aider. Comme à Embrun, je ressens cette effervescence silencieuse, dans une ambiance bonne esprit.

5h15, on nous demande de rejoindre l’aire de départ.

La natation (ou pas !)

Départ Altriman 2015

Départ Altriman 2015

Je finis très vite de m’équiper (par 10 degrés, ça pique) et rejoins le départ, à 3 minutes de là. Ambiance sympathique ou les nageurs et les accompagnateurs sont mélangés dans l’aire. Heureusement, nous, les triathlètes, on a un bonnet rose fluo (et une combi) donc on ne peut pas se louper.

« Qu’elle heure est-il ?

5h27 ! »

Oups, il est temps d’aller me placer. Avec appréhension, je glisse mon orteil dans l’eau. Je n’aime pas l’eau, enfin disons qu’elle me fait peur et je déteste l’eau froide. Super surprise pour cette 7ème édition hors norme de l’Altriman, l’eau est à 18 degrés ! Plus chaud qu’à l’extérieur, il est agréable de plonger les pieds dans cette marre noire. Certains barbotent, d’autres attendent au bord de l’eau, d’autres encore sont avec leurs familles dans l’herbe.
Pieds dans l’eau, je regarde la voiture, en face du lac, à 1km à vol d’oiseau, essayer de se positionner en face de la bouée qui marquera la base du triangle que nous devons faire. Je sens que ça va être compliqué.

Et là à 5h29 et des brouettes, je découvre une nouveauté qui sera constante pour moi pendant toute la durée de l’épreuve : les athlètes se parlent ! On se parle, on échange, on communique, ce qui me manque souvent dans d’autres épreuves. Ainsi à quelques secondes du départ, je parle avec une féminine (elles ne sont pas nombreuses, mais bien présentes) et un autre gars sur la température de l’eau, sur la difficulté à voir les phares en face.
L’ambiance semble monter derrière moi, la lumière devient rouge, j’applaudis.
Pas une grande émotion, je suis concentré, mais pas de peur, pas d’appréhension.
Je sais que je suis prêt, entrainé, que j’en ai envie. Je veux le faire. Peut-être que je me confronte a plus fort que moi, mais maintenant, je veux savoir.
Paf c’est parti. Je saute dans l’eau ; c’est la première fois que de l’eau à 18 degrés me paraît bonne. Merci ma combi spécialement achetée pour l’évènement et les 2 bonnets sur ma tête.
On me gratte un peu les pieds, je gratte un peu les pieds devant. Je pensais faire plusieurs centaines de mètres en crawl polo (crawl en laissant la tête en dehors de l’eau) mais au bout de 25 mètres je dois me rendre à l’évidence. Je suis seul, et va bien falloir nager. Je regarde devant moi, je suis dans les 20 – 30 premiers. Alors c’est parti. 500 mètres de crawl avec respiration tous les 2 mouvements côté droit. Ça me permet de m’apercevoir que je ne nage pas du tout droit : suite à ma chute sur la granit montana (VTT XC marathon) 3 semaines plus tôt, je ne peux plus forcer sur le bras droit. Je ne nage qu’à la force du bras gauche, le bras droit est « fainéant » donc j’ai une tendance à dériver à gauche. Je ne m’en étais pas rendu compte à la piscine car je suis les lignes d’eau, mais là c’est évident. D’autant plus évident que je me fais rentrer dedans sur le côté gauche à plusieurs reprises.

500 mètres suivants, j’aperçois mieux les phares de la voiture, et me dirige mieux. Je nage enfin en trois temps, la température a baissé mais tout va bien. La bouée par contre, on ne la voit qu’au dernier moment ! Je maintiens ma place sans peine, les sensations sont bonnes, je fais « une bonne nat » par rapport à mes 15 petites heures d’entrainement sur 2015 (40km) ! Contrairement à Embrun, je ne suis pas « aspiré » par la vague de triathlète, je me sens relativement seul.
150 mètres de ligne droite avant de faire demi-tour et on se dirige vers la zone de départ, avant une sortie à l’australienne et une deuxième boucle. Après, l’Altriman commence !

Carcanet sur l'Altriman 2015Sauf que. Un brouillard invraisemblable (appelé Carcanet) s’abat en quelques minutes sur le lac (entre 2 et 3 minutes). On ne voit plus à 10 mètres. Voir à trois mètres au pire moment. Je suis tout seul. Un nageur me passe perpendiculairement sous le nez. Un autre passe en biais derrière moi. Moi qui n’aime pas l’eau, je suis en plein milieu d’un lac, seul, avec un 250 autres gus que je ne vois et on ne voit PLUS RIEN ! Je sais que la rive est devant moi j’essaye de nager droit. Je corrige comme je peux, en rapport à mon bras fainéant. Au bout de quelques minutes, je m’arrête. Dans ma tête, je me dis que je finis le tour, mais que je n’y retourne pas, c’est trop dangereux, je vais me perdre, c’est sûr.

Je sors la tête de l’eau quelques secondes. J’entends des cris de toutes parts. Ça semble être la panique. Je crie un coup pour voir, mais personne ne répond. Un nageur me passe à côté, il s’arrête : « Tu sais où tu vas », lui demande-je ? « Non » me répond-il. Je retourne la tête vers ce que je pense être le rivage, puis de nouveau vers mon nageur,  mais il a été happé par le brouillard, lui aussi. J’estime la visibilité à trois mètres. J’entends de la musique (les organisateurs ont tournés les enceintes vers le lac pour nous orienter), mais avec les échos c’est difficile. Je nage et touche une bouée rouge. Ça signifie que je ne suis pas très loin de la rive, mais beaucoup trop à gauche. Encore se maudit bras qui me fait dévier. Je pourrais nager en rond sans m’en rendre compte ! Bref, l’un dans l’autre, j’atteins la sortie à l’australienne avec un petit groupe, on est dans les 30 premiers.
Attroupement de triathlètes, on ne nous laisse ne pas repartir pour la deuxième boucle. Il est 6h10.

Dans ma tête c’est compliqué : je sais qu’il est plus sage de rester à terre, mais je me demande bien ce que va donner cette journée.

Les Arbitres et les organisateurs font leur maximum pour répondre à nos questions, retrouver les perdus, rassurer les accompagnateurs qui savent que leurs proches sont dans un lac sans visibilité.

Nous, on essaye de ne pas se transformer en glaçon. Pas facile à cette heure-là dans les Pyrénées !

Parc à vélo - Altriman 2015

On attend les instructions de courses

Finalement, on nous demande de retourner au parc à vélo nous asseoir pour faire un comptage et lancer les recherches pour les perdus du lac.
Dans ma rangée, nous sommes tous là. On passe un long temps assis sur notre chaise, en combi, avec bonnets et lunettes sur la tête à attendre, par 10 degrés. Finalement, c’est peut être celle-là l’épreuve la plus dure de ce triathlon. Que c’est long ! Mais les organisateurs nous tiennent informés régulièrement. Un groupe de nageur est coincé à l’autre bout du lac : il faut trouver une navette et les rapatrier, une histoire de 20 minutes. On attend toujours.

Finalement, Benoît prend la parole. C’est « votre épreuve, c’est à vous de choisir » : soit 750 mètres de natation, soit 1000 mètres de course à pieds pour étirer le peloton avant le vélo. Vote à mains levées.
C’est un peu le bazar, donc on doit se rassoir pour le comptage.
Je vote pour la course à pieds : 750 m de natation, ça va être la guerre dans l’eau, on est congelés, ça me paraît moins safe. Et l’heure tourne puis qu’il est 7h passé maintenant.
C’est la course à pied qui est choisie.
Il ne manque qu’un coureur, le 162 : il sera retrouvé à 7h15, après 1h45 passée à barboter dans une eau froide, près du barrage. Il prendra le départ de la course, bravo !

Changement express, place à la course à pieds !

Nouveau départ - Altriman

Préparation à la CAP pour le re-start

Le re-start !

Peloton compact, je suis au milieu des espagnols. L’ambiance est moins cool, tout le monde veut se placer en première ligne pour ces mille mètres de course annoncés (qui en feront en réalité plus de 2000 !). Je ne me bats pas, mais avec le recul, vu la centaine de coureurs doublés en quelques centaines de mètres c’était vraiment pas la peine de se battre comme ça.

Je cours donc en tenue de cycliste, d’abord doucement, puis de plus en vite. 9min24 exactement, à 12,76 km/h de moyenne. Je prends quand même le temps d’enlever ma veste qui me tient trop chaud en courant.
Je rentre dans le parc à vélo pour T1, enfin !

Transition 1

Avec tous ces rebondissements, j’ai 2300 mètres de natation, 50 min d’attente dans le froid et 2000 mètres de course à pieds. Il est bien plus tard que dans mes prévisions mais Benoît a été très clair : les barrières horaires NE changent PAS. Il va y avoir des dégâts, et moi-même prévois d’appuyer un peu plus sur les pédales (je me prends 45 min de retard par rapport à mes estimations).

Transition en 1min23 avec Lionel, le 250 qui arrive et repart en même temps que moi !
Je suis 48ème. J’enfourche le vélo pour une longue journée. T-shirt, short, manchettes, gants pour se protéger du froid matinal.

Départ Vélo - Altriman 2015

C’est parti pour un long vélo !

Vélo

Le vélo c’est 197 km et 4700 m de D+. 3 semaines plus tôt, ma reco me fait calculer un temps de 10h sur le vélo. Long. Je suis donc paré pour une très longue journée.

Départ 7h28 pour le vélo, on attaque par 300 de D+ vers le col de la Quillane, puis le col de la Llose pour nous réchauffer. Je double quelques cyclistes, et suis étonné de voir des numéros à chiffre unique autour de moi (dossard 3, dossard 7 etc.). J’ai du partir dans le bon paquet !

Je double le dossard 62 qui vient du 92 ! Les parisiens sont là ! Il me redoublera quelques heures plus tard et terminera 10ème de cet Altriman.
Encore une fois, j’ai énormément apprécié tous ces échanges avec les coureurs pendant la course.

33 minutes de course, je passe le col de la Llose et le premier ravito au 13 ème kilomètre. Je ne coupe pas car j’ai une descente tortueuse, étroite de 15km et 800 de D- qui m’attend. Magnifique petite route ensoleillée (le brouillard nous a quitté dans cette vallée) que je passe en 20 minutes en doublant à tout va ! Au loin, j’aperçois la voiture ouvreuse, je dois être dans les 10 premiers maintenant. Je roule trop vite, je le sais, donc à l’attaque du col de Creu, je baisse le rythme.

14 km et 45 minutes plus tard, je franchis la première vraie difficulté de la journée et il fait déjà chaud. Les premiers supporters en haut de ce col étaient les bienvenus ! J’ai laissé passer les plus forts que moi et roule maintenant régulièrement.

La descente jusqu’à Matemale me permet d’en rattraper un paquet ; Petit moment d’euphorie quand j’arriverai au cul d’une moto arbitre qui se jettera sur le côté pour me laisser passer : il ne pouvait pas faire le poids face un David lancé à 65 km/h sur un Trek !

Matemale, quelques supporters : ils hurlent tous en Espagnol « Venga Venga » et passent au français quand je dis merci ! Je ne m’arrête pas au Ravito, je n’ai bu qu’un de mes 2 bidons, et file vers Mijanes, km 68 pour la grosse difficulté de la matinée (non, pas de la journée !).

Je roule toujours avec les mêmes dossards en visu, notamment le 180 avec qui je ferai une bonne partie du vélo, jusqu’à Gesse et qui finira 13ème, c’est bon signe. Avant Mijanès, le col des Harres est avalé à mach 2. On verra ce soir quand on repassera en sens inverse si je suis toujours aussi fringuant !
La descente de ce col est difficile : gravillons, bruine, brouillard, route mouillée, c’est freestyle. Les manchettes sont bien utiles tout comme les gants.

Dans la descente, je ne comprends pas les indications d’un bénévole et attaque une côte trop tôt la montée. Heureusement un coureur avec une grosse voix m’interpellera et je ferai demi-tour. J’avais peur de manquer de D+ ou quoi ? 5- 6 places de perdues dans l’histoire, c’est anecdotique sur ce genre de course.

Dans la côte pour Mijanès, Lionel me rejoint, dossard 250. Comme quoi les parisiens, derniers inscrits, ne sont pas les derniers au 68ème kilomètre ! On dévisse Embrunman, et suite du parcours. Lui fera un arrêt rapide au ravito, moi plus long !
C’est le premier ravito perso (je suis d’ailleurs le premier coureur à l’utiliser, les autres ne prennent que des victuailles fournies par l’orga) : je dépose mes gants, mes lunettes, et prends des petites douceurs (saucissons, crème de marrons !). Un bidon d’Isostar (j’en boirai 9 sur la course vélo) et je repars à l’attaque de Paillhère, col Hors catégorie difficile (comparé à l’Izoard du moins) de près de 900m de D+ en 12 km. 1h08 d’ascension (1h15 estimée). J’ai 2h43 de course vélo dans les pattes et je suis 19ème au classement à 23 minutes du premier. Il est temps de lever le pied, si je veux avoir un espoir de finir.

C’est long, ça monte parfois raide, c’est magnifique, la route est en balcons, très étroits et épargné par le vent (contrairement à ma reco où j’avais fini dans une espèce de neige fondue). Les voitures suiveuses sont vraiment pénibles car ça manque de place pour doubler et parfois coupent un peu le rythme.
Je me ferai reprendre par plusieurs coureurs doublés précédemment du fait de la diminution de mon rythme de pédalage. Le temps de discuter avec un coureur belge, vu à Embrun l’année dernière et qui avait fini 1h30 avant moi, et je passe le col accueilli royalement par Big Peuf. Qu’ils sont gentils et serviables ces bénévoles : je lui jette un bidon vide, il me cale un bidon d’Isostar dans le porte bidon, me demande si ça va et avant même que j’ai eu le temps de répondre me jette de toutes ses forces dans la descente. Si j’avais le temps je me serai arrêté pour les remercier tous, mais j’ai un marathon dans quelques heures, et je ne veux pas louper le départ.

Descente rapide mais plus prudente que les précédentes, notamment quand je vois le 236 crever en descente : il finira sain et sauf en 7ème position, me déposant tout en facilité dans le col de la Chioula. J’attaque maintenant ce col de la Chioula, 5km raides où je me fais encore reprendre par 3 – 4 coureurs. En haut il fait gris, frais, et j’étais persuadé que j’aurai un ravito. Moralement c’est dur, j’ai 100 km au compteur, en 4h30, et une lassitude commence à me gagner. J’ai mal aux mollets, les cuisses tires, je n’arrive plus à rester en place sur ma selle, bref, je ne donne pas cher de ma peau. Et l’air de rien, ce qui est épatant sur ce triathlon c’est le fait que l’on roule totalement seul : pas d’autres concurrents, des routes désertes. C’est une vraie épreuve personnelle. On est face à nous, et c’est tout. C’est ce que je viens chercher, et je suis servi !
Heureusement, ça redescend pendant 25-30 km, le temps de faire pêter les vitesses moyennes et de discuter avec le dossard 29, d’arriver à la côte de Galinague : pas bien longue, certains passages sont assassins, à plus de 15%. Que du bonheur, que bizarrement j’enquille bien. 20 minutes plus tôt j’étais dans le dur, je me disais que je serai incapable de faire un marathon après. Là j’ai tout simplement oublié l’histoire du marathon, le but est juste de finir le vélo. Et les jambes reviennent ; faut dire que je bois non-stop depuis 1h pour me réhydrater et que j’ai enfin réussi à ouvrir le paquet de saucisson (merci aux bénévoles du ravito de XXX qui avait leur couteau, m’ont bien rendu service – et m’ont traité de gourmand !) !

Je lâche le dossard 29 dans cette ascension maintenant que mes jambes fonctionnent et que la lassitude passe, et reviens doucement sur le 180 que je suis depuis le début (vous suivez !).
Finalement, j’arrive enfin à Gesse, où les bénévoles, encore adorables, m’aident à faire le tri dans le mon deuxième sac perso (chambres à air, nourriture etc.). Je me déleste au maximum : l’Altriman commence maintenant, pour 50 km de remontée vers les Angles et quelques cols à passer. Je ne peux plus vraiment manger, mais pas de problèmes mais je n’ai pas envie, donc mes seuls apports de calories seront de la boisson isotonique.

Je repars avec le dossard 29, qui vient d’Alsace, on descend la vallée de l’Aude puis on attaque la remontée vers le col de Garavel : 1h d’ascension en plein soleil, 800 m de D+, 15 km, j’avais presque craqué à la reco.
Là, en buvant bien, les jambes sont revenues et donc je repars en laissant mon dossard 29 sur place et en essayant de suivre le 210 qui vient de me passer. On fera la fin du vélo ensemble, jamais vraiment ensemble, mais toujours de visu, parfois lui devant, parfois moi devant. Il finira l’Altriman 3 minutes devant moi ! Il monte tout en danseuse en pestant en espagnol. Je ne comprends rien, mais on parle quand même et c’est bien marrant.

On se fait doubler par le dossard 5, un autre espagnol, qui semble d’une facilité déconcertante. Il finira 11ème.
Descente, du col, puis arrivée à Carcannière : 7h24 de course, je suis 30ème.

Carcannière, c’est Pallon (pour les Embrunman) mais en LONG ! 3km à 12% au km 165. Tout est dit. Dernier ravito vélo (j’en profite pour grignotter un peu et prendre deux bidons pour m’hydrater avant la suite, car maintenant je pense au marathon) et laisse le 210 me redoubler.

Ça monte encore jusqu’au col des Harres, celui de ce matin, et je dépose mon 210 qui râlait dans la côte alors qu’il était encore et toujours en danseuse !
En haut, moment de réflexion : il me reste une 15aines de kilomètres, en faux plat montant pour rejoindre les Angles. Si je suis devant le 210, je suis un lièvre de choix. Si je le laisse passer devant, c’est lui le lièvre. Je ralentis dans la descente suivante, le laisse passer, lui laisse 50 mètres d’avance et  m’emploirais à conserver cet écart jusqu’aux Angles. Vent favorable, bonnes jambes, lièvre de choix, motos arbitres qui me motivent, je ne cesse de revoir mon heure d’arriver au parc à vélo à la baisse : je pose le vélo 31ème en 8h37 de vélo (8h48 de course) en même temps que mon cher dossard 250 ! Un vélo rondement mené, dans un temps inespéré, c’est étonnant d’arriver dans un parc à vélo aussi désert, très loin de mon niveau habituel.

Fin du vélo - Altriman 2015

Parc à vélo désert quand j’arrive : étonnant !

Anecdote : respect au dossard 188 qui fera le vélo en… VTT 29 pouces Niner, tout XT, Crossmax, pneus route, SID bloquée. 10h de vélo en VTT : est-ce le bon choix ?

Transition 2

Les transitions ce n’est pas mon truc. Alors je prends le temps de discuter avec Lionel qui a connu un coup de moins bien dans le col de Garavel, de me changer entièrement. Je laisse partir Lionel en me changeant doucement. L’arbitre vient discuter avec moi, me rappelle que courir en chaussures de vélo, c’est pas génial. Ça, ça veut dire « dépêche-toi dossard 249 ! ». Et je ne me suis même pas changé encore… Je me déshabille avec un petit rappel à l’ordre pour faire attention à la nudité, et je repars, en marchant. Toilettes, et je passe le chrono du marathon.

Le marathon

Marathon - Altriman 2015

Départ marathon altriman : d’abord, se nourrir !

Le marathon commence… par un arrêt ravito : faut me comprendre, ils ont des noix de cajous, du coca encore à peu près frais, et les bénévoles sont adorables. Alors on discute, car je sais que je vais passer 4 fois ici.

Bref, on me houspille un peu, et bien que j’ai de fortes craintes pour la suite, ayant fait un « gros vélo » vu mon niveau, il faut y aller. OUH qu’ils sont durs c’est premiers kilomètres ou tout ton corps te dit que tu ferais mieux d’arrêter maintenant. Difficile de se repérer jusqu’au premier ravito, au milieu des vacanciers qui nous acclament, les pieds dans l’eau. On rentre vite dans la forêt, ce qui est plus tranquille et me convient mieux : je retrouve tout de suite mes sensations d’entrainement, dans la forêt. Mes pieds connaissent la musique, la souplesse nécessaire sur les racines, les trous, les pierres. Je suis dans mon élément, et j’ai l’impression que ça va aller mieux. De toute façon, si je pars sur un marathon, c’est pour le finir.

Je grignotte encore à ce premier ravito et un verre de coca (qui deviendra une constante). C’est maintenant la traversée du lac sur la digue, au soleil, le rythme revient doucement, au milieu des promeneurs. Je me fais déposer par un autre espagnol, le 180 (vous suivez !) avec qui j’ai fait le vélo. Il fera le deuxième temps sur le marathon (3h47) et il dégageait une impression de facilité déconcertante. Quelle vitesse ! Je n’essayerai même pas de le suivre, impossible.
Direction le CCAS de Matemale, un petit ravito que je passe sans m’arrêter, et là ça monte ! Devant ça court, alors je ne me pose pas la question, je cours aussi ! Je croise Lionel, et j’arrive au ravito « du demi-tour ». Un coca, et je les laisse, je repasserai dans 2h !
Je redescend vite, double un gars et me jette un verre d’eau sur la tête avec les super bénévoles. J’enchaine sur la digue, ça court niquel, pour l’instant je tiens un rythme correct, les jambes sont ok et je n’ai pas l’intention de craquer. Je suis seul, mais croise mes poursuivants et quand je vois les affutés que c’est, je n’ai aucune envie de ralentir, de peur de me faire manger tout cru par la horde lachée à mes trousses !

La digue au soleil, le ravito du camping de Matemale (un coca encore !) et je refile au parc à vélo ! La forêt ça passe tout seul, c’est mon élément, et je sais qu’il y a des coureurs pas loin devant (et pas loin derrière !).

J’enchaine jusqu’au dixième kilomètre : passage dans un single le long du parc à vélo puis dans un chemin caillouteux au soleil ; Plus sûr pour le morale, surtout qu’en tournant la tête à droite, on voit bien tout le D+ qu’il va falloir s’envoyer dans quelques minutes.
Je croise enfin le premier, l’immense Alexander avec son dossard numéro 2 qui finira en 11h11. Un grand sourire, il dégage une sérénité dont j’essaye de m’inspirer. Il fait la course en tête, et de loin !
Ravito du dixième kilomètre (que je repasserai encore 2 fois) : le temps de discuter, une tranche de saucisson, un coca, et on remonte dans un chemin caillouteux sur les Angles.
Ce chemin, je me dis que j’aurai le droit de le faire en partie en marchant au retour vers l’arrivée, car c’est dur quand même. Je croise le deuxième puis le troisième qui marche, il a l’air dans le dur. Ils ne rattraperont pas le premier, et ne seront pas inquiétés par les suivants.

Moi si je marche au ¼ du marathon, je ne suis pas rendu. Et puis depuis tout à l’heure, je sens que je reviens sur des gars. Deux côtes plus tard, j’en rattrape 2 : 210 et un autre. On discute un coup, puis dès qu’on arrive sur du plat je relance la machine.

Mais c’est déjà l’heure de la FAMEUSE côte : 1,2 kilomètre à 10% avec un passage à 17%. Pas de négociation possible pour moi, ça sera en marchant. Je rattrape Lionel, et ça nous permet de faire une bonne partie ensemble en discutant de la suite des évènements et de notre chance d’être là. On croise quelques gars qui reviennent et tous, sans exception, nous encouragent. Cette épreuve est magique pour ça : il y aura toujours des échanges sympathiques entre participants. On vit un truc hors norme et on s’encourage.
Le ravito du haut, un petit coca, je leur demande de me préparer le suivant pour le retour et je repars en descendant. Ça devrait être facile, mais c’est mon moment difficile de mon marathon. Plus de jus, début de point de côté, bref, j’ai plus vraiment envie. J’essaye de tenir jusqu’au ravito du lac de Balcère, mais c’est un calvaire. Et je croise tous les concurrents qui en reviennent, et qui paraissent tellement bien et rapide par rapport à moi. Gros doute. Lionel me rattrape et on partage ce beau ravito ensemble.
Arrêt éclair, où l’on se fait quand même déposer par le 210. On trottine avec Lionel, mais c’est dur. Et maintenant va falloir remonter ce qu’on vient de descendre. On passe un accord : on a le droit de marcher dans la côte !
Mais je retarde tout le temps l’arrêt de la course. Et je double un gars. Et on croise tous ces gars lancés à nos trousses. Finalement, le moral est de nouveau là au passage du semi et je ne veux plus rien lâcher. Je sais que je vais le faire, autant aller au bout du bout ! Je double mon copain Belge, il reconnaît que c’est plus dur qu’Embrun : il a levé le pied, mais finira pas loin derrière, heureux.
Un coca rapide en haut (il était prêt !), le temps de voir que Lionel n’a pas lâché prises non plus, et j’enchaîne dans la grande descente. Je motive à mon tour tous les gars qui montent. Mon dossard 210 galope comme un cabri, je ne le reverrai plus !
Je repasse aux angles, un verre d’eau sur la tête, je redescends devant la salle bleu neige, ça remonte mais je ne coupe et j’arrive au ravito de la place des coqs : coca, je ne peux plus manger, et je discute avec les bénévoles. Adorables, ils sont contents pour moi car j’ai fait le plus dur. Je les remercie et m’excuse d’avance : même si je repasse tout à l’heure, je ne m’arrêterai pas, car je serai à moins de 200 mètres de l’arrivée ! Ça fait rêver, mais en fait je n’ai fait que 27 km, donc il faut s’y remettre.
Redescente au bord du lac, je commence à croiser de plus en plus de monde. Coca à chaque ravito et je commence à calculer.

Un marathon en 4h15-20 me paraît envisageable. Mais il me faut courir non-stop. Alors je cours non-stop. Je repasse au parc à vélo, puis sur la digue, puis le ravito du lac. Je double quelques cadavres, désolé les gars, je sais que ça fait mal, mais je n’ai pas l’intention de baisser le rythme. Je cours mon marathon comme un marathon sur un trail longue distance. Rythme constant à l’économie.
Ravito du demi-tour, un coca : les bénévoles, adorables, nous félicitent. Ils attendront le dernier. J’ai couru dans la côte qui y mène, donc je cours dans la descente. J’ai quelques gus sérieux aux trousses, et je sens leur souffle se rapprocher.
Ravito du lac : obligé ne m’arrêter pour remercier les bénévoles qui avaient déjà préparé mon verre d’eau. Désolé les gars, j’aimerais rester, mais faut que je file. La digue, un coureur me rattrape. Je ne lâche pas, mais m’arrête quand même au ravito du camping : un coca. Il doit me rester 5km à tout casser. JE VAIS TENIR. Forêt. J’accélère légèrement en profitant de la lumière qui décline.
Les vacanciers sont toujours là à nous acclamer. Je double certaines personnes qui ont encore beaucoup, beaucoup de kilomètres. Ravito du parc à vélo : je ne prends pas la frontale, j’ai le temps de rejoindre l’arrivée avant la nuit. Un coca pour la route ; et ciao la compagnie, merci pour tout !
Le chemin empierré : je croise plusieurs coureurs qui me félicitent : non, mais ALLO quoi ! On me félicite car je vais finir ? Mais bravo à toi aussi ! Dans 10 km tu seras à ma place. Quel esprit !
Dernier ravito : je double encore un gars, mon poursuivant a lâché prise, tant mieux. J’aperçois le 210 au loin, mais aucune chance de le rattraper. Par contre, à 300 mètres, encore un gars. Il reste 2,5km. C’est jouable, en tout cas, ça me motive à ne rien lâcher. Il marche dans les côtes ? Alors je cours non-stop ! Finalement, à 2 côtes de l’arrivée, je le rattrape. Comme il engage la conversation, je marche à ses côtés : dossard 130, on se sera vu et revu plusieurs fois sur la course. Comme moi, il est étonné de sa course et son temps. On parlera de cette belle course, en trottinant, et de son UTMB en août. Ça me fait rêver !
Mais en attendant faut finir l’Altriman ! Place des coqs, on est acclamé par les supporters. Je pense à tous les coureurs qu’on croise et qui ont encore plusieurs heures de course devant eux. Dur ! Un coucou aux bénévoles. On arrive côte à côte à l’espace Bleu Neige où il faudra franchir l’arche.

Final - Altriman 2015

Fair play, le dossard 130 me laisse finir devant

Super fair play, le 130 me laisse passer devant lui sous l’arche : Merci ! Photo finish, offerte et Benoît, comme il l’avait promis nous accueille personnellement : médaille, polaire de finishers. Comme il n’y a pas foule, nous avons le temps d’échanger quelques instants sur cette belle course. Merci Benoît et à tes équipes, certes, peu nombreuses, mais qui nous soutiennent et nous apportent beaucoup sur ce long parcours.
Je finis donc l’Altriman en 13h14, une version un peu spéciale, puisque sans nage (mais qu’on a quand même nagée en partie) et avec de la course à pieds en plus. Bref, l’Altriman quand même !

Fin AltrimanJe suis 22ème de cette édition, sur 250 partants et 182 finishers, à 2h02 du premier. Il est 20h32, il fait jour.
Une bière, l’arrivée de Lionel, puis une deuxième bière pour fêter ça ensemble.
Il faut maintenant récupérer nos affaires avant la nuit au parc à vélo et dormir. Je me coucherai avant que les derniers n’arrivent : pour eux, toutes mes félicitations pour la longueur de leur effort (17h30 pour les derniers).
Aujourd’hui je repense à cette course : que c’est dur, que c’est long. Que c’est beau et enrichissant. Mais ne vous y trompez pas : il y a derrière cette journée, beaucoup de gens qui m’accompagnent et m’aident à profiter d’une telle épreuve : merci à tous pour votre soutient.

Finishers Altriman 2015

Finishers Altriman 2015

Pour la suite, c’est encore un peu tôt : mais comme je le partageais avec un concurrent sur le vélo, les triathlons longue distance de montagne ont un goût très spécial. Je ne suis pas sûr de retrouver ce type de satisfaction sur d’autres épreuves.
Un jour, je retournerai à Embrun, essayer d’améliorer mon chrono de 14h10 en 2014. Un jour je ferai un 600 km à vélo. Un jour je participerai à des grosses courses VTT. Un jour, je vais faire un gros trails (supérieur à 150 km). Un jour… Bref, plein d’aventures à venir et à partager !

Mes temps

Cap : 9min24 (48ème)

T1 : 1min23

Vélo : 8h37min29 (31ème)

T2 : 5min32

CAP : 4h20min56 (25ème)

Résultat final : 13h14min43 (22ème)

Tous les résultats :  résultats altriman 2015

Parcours disponibles sur mon Strava.

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13 réflexions au sujet de « Altriman 2015 – Une édition particulière »

    1. David Schuster Auteur de l’article

      Top La Nube, tout est vrai ! (On a adoré aussi « tu sais que tu as un sportif chez toi… »). Nous attendons la partie 3 maintenant ! Peut-être que tu croiseras ma supportrice sur la prochaine aventure, j’ai l’impression qu’on fait le même genre d’épreuves (Embrun, Altri, Norseman etc.)
      J’espère que tout s’est bien passé pour Monsieur S. et que les Nains ont été sage.
      Au plaisir de te lire.

      Répondre
      1. La Nube

        Merci David! Je serais ravie de rencontrer ta supportrice et d’échanger avec elle sur ces longues épreuves pour tout le monde ;).
        J’ai bien l’impression que nous ne sommes pas au bout de nos peines et que beaucoup d’autres aventures sportives et émotionnelles nous attendent. Bonne continuation à vous, à bientôt peut-être sur une autre épreuve de fous furieux!

        Répondre
  1. Julien

    Chouette CR.
    J’aime beaucoup ton esprit et la façon d’aborder l’effort, avec un bon équilibre entré esprit de compétition, de fair play et de dépassement de toi.

    Bravo !

    PS: « Un nageur me passe perpendiculairement sous le nez. Un autre passe en biais derrière moi »
    On peut paniquer maintenant ? 🙂

    Répondre
    1. David Schuster Auteur de l’article

      On peut paniquer 🙂
      Merci pour ton commentaire, c’est très sympa.

      On se croisera peut être à la santélyon avec un objectif similaire ?
      Au plaisir,
      David

      Répondre
      1. Julien

        La sainté c’est encore un peu loin. Il fait 35° !
        Je ne sais pas.
        Ça fait aussi quelques temps que je me dis que je reviendrais bien sur la saintexpress…

        Répondre
  2. Weinberg

    Salut David le 249, excellent récit, superbe rencontre et journée mémorable! J’espère te voir en région parisienne et sur un Ironman. Mais pas sur l’Embrunman de cette année : trop rapproché avec l’Altriman. Je suis encore en mode récup! A bientôt. Lionel le 250 ;-D

    Répondre
    1. David Schuster Auteur de l’article

      Ravi de te croiser ici et d’avoir partagé cette belle épreuve avec toi, que de beaux souvenirs (cet aller retour au lac de Balcère, que c’était dur !).
      Je finalise la prépa Embrun, et après on pourra se faire une sortie en vallée de Chevreuse 🙂 A bientôt donc !

      Répondre
  3. maxime

    Bien le bonjour; je suis le 130! En cherchant des photos de l’Altriman je suis tombé sur ton blog. Super sympa! J’espère que tu as bien récupéré et que tu prépareras de nouveaux challenges comme l’Altriman! Moi je repars pour l’UTMB dans 2 semaines, et tout se passe bien jusque là. Bonne continuation!

    Répondre
    1. David Schuster Auteur de l’article

      Bonjour Maxime le 130 ! Merci beaucoup pour ton message, ça fait très plaisir. C’était super de faire les derniers kilomètres avec toi, dans la bonne humeur et le respect du sport.
      Je te souhaite beaucoup de courage pour ton incroyable défi : je le ferai aussi un jour ! En attendant, c’est Embrunman pour moi demain 😉
      Rendez vous sur une autre course !

      Répondre
  4. JL le palois

    Salut je tombe ce soir par hasard sur ton CR et je vois que je fais partie des figurants 🙂 🙂 🙂
    je suis le 236, le mec qui a eu une seule crevaison entre mars 2015 et aujourd’hui, mais une belle à 60kmh dans la descente de Pailhères! et de l’avant en plus!
    j’ai bien apprécié ce récit c’est très précis et ça remonte plein de souvenirs de ce premier et unique triathlon me concernant. Faut dire que ça vaccine 🙂

    Répondre
    1. David Schuster Auteur de l’article

      Sacré souvenir que de crever dans ces conditions ! Ravi d’avoir pu partager ces excellents souvenirs et un grand bravo pour ta superbe course et gestion ! Merci pour le message, ça fait plaisir !

      Répondre

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