Le Tour de l’Essonne – 170 km

J’avais coché la Mazar’Yvette dans mon calendrier Vététesque pour ce dimanche 10 mai, une rando du Sud (parisien) avec un parcours réputé de 82 km. Idéal pour parfaire l’entrainement, et profiter des jolis weekends du mois de mai.
Alors quand Jean Pierre nous propose une cyclo de 170 km à Longjumeau, Le tour de l’Essonne par les petites routes, je suis dans un premier temps dubitatif. Puis, la météo et des problèmes de roue arrière récurrents sur le VTT me font changer d’avis : pourquoi ne pas aller rouler avec une bande de routard, dans une région que je ne connais pas, et avec le soleil en plus. La distance, longue, m’intéresse aussi pour « manger » du kilomètre en vue des prochaines belles randos à VTT cette fois !

Rendez-vous à 7h sur place, je suis un peu juste et profite de la crevaison de l’un des copains de JP pour combler mon retard… aux inscriptions ! 8€ plus tard, à 7h15, on se met en route. Et je découvre que JP nous a fait la surprise de nous réserver une place de grand choix dans un beau peloton d’un vingtaine de participants : majoritairement des cyclistes de l’AAOC (club de Wissous) et quelques vététistes, qui, comme moi, préfèrent éviter les chemins en ces temps de météo changeante : Pat, Richard.
Ca part tranquille, le temps de faire chauffer les jambes, de discuter avec quelques membres du groupe et de laisser monter la température. L’anecdote de ce début de parcours, c’est ce feu à déclenchement au poids, que l’on n’arrivera jamais à déclencher. LA faute à leurs vélos hyper-ultra-méga Light !
Moi je reste en fond de peloton, à discuter et profiter de la campagne environnante. Mais je sens que chaque moment d’inattention implique un retard sur le peloton, retard qu’il est de plus en plus difficile à combler à la force des mollets ou des cuisses. Attention donc, lorsque l’on discute un peu trop, de ne pas se faire décrocher. Le rythme s’élève, la pause pipi se fait à l’unanimité et ensuite on embraye jusqu’au premier ravito, kilomètre 50. Arrêt, rapide, car de toute façon, il n’y a pas grand-chose sur la table. C’est mieux à VTT, que je crois à ce moment-là.
La fameuse côte d’après ravito étire notre joli peloton, et je me mets en avant cette fois, ayant envie d’appuyer un peu plus sur mes pédales, les routes étant joliment ensoleillées maintenant.
Et là, ça attaque de toutes parts : les gros rouleurs semblent s’être donné le mot. Quand je regarde mon compteur, on est largement au-dessus des 40 km/h. Ca visse sans arrêt. 46/47 sur du plat, dans les roues, je n’avais jamais vu. Dans les cotelinettes, je m’accroche aux premiers, mais je vois bien qu’il leur suffirait d’en remettre une couche pour m’assassiner, notamment Arnaud, un pro, qui, tout en retenue, parfois, place une accélération qui met tout simplement tout le monde d’accord sur la galaxie qui nous sépare. Les relais s’enchaînent à des vitesses que je ne pensais jamais atteindre, tout à droite. Il faut bien rester dans les roues car le moindre coup de vent ne pardonne pas. Je n’ai tout simplement jamais roulé aussi vite, mais j’adore ça !
Dans un petit village, je me retourne, en me disant que ça doit bien souffrir derrière de ce rythme effréné. Bah en fait non, personne ne souffre : je suis en dernière position d’un groupe de 10, on a décroché le reste du peloton sans s’en apercevoir. Je suis avec Pat, on se regroupera donc tous au prochain ravito.
La répétition des bosses commence à user les organismes, et je me fais coincer dans l’une d’entre elle, en sortie de village : je suis à l’arrière, je monte au train, dans la roue du mec devant : je m’apperçois alors qu’il a complètement décroché ! Je le double, puis un 2ème, puis Pat qui m’annonce qu’il commence à payer ses efforts. Et je vois le groupe bien amoindri qui a déjà rejoint le plat. Sans m’affoler, j’essaye de combler le retard à près de 35km/h mais c’est un combat perdu d’avance. Je laisse revenir Pat et un autre acolyte et en unissant nos forces on essaye de rattraper notre retard. Ce qui est une mission quasi-impossible. Finalement, on abdique, on est à 100 bornes, il reste de la route, et surtout le ravito n’est pas loin !
On retrouve donc toute la fine équipe au ravito suivant, KM108 : et cette fois, c’est un vrai festin ! Salade de pâtes, sandwich, yaourt, menthe à l’eau. Le temps de prendre un peu de chaque et le deuxième peloton nous rejoint. On mange au soleil en dévissant vétété et route.
tour de l'essonne 170kmLe vent fait son apparition et sonne l’heure du départ.
On repart tous ensemble, avec d’autres « pelotons », et comme vous l’aurez déjà deviné, ça commence par une côte. Dur de se mettre dans le rythme, il ne faut pas forcer, mais j’ai encore envie d’aller me frotter aux fusées. Je décroche un peu dans les bosses et doit ensuite faire les efforts avec d’autres pour recoller le groupe d’Arnaud. Là aussi, ça visse dès que possible. Ça va un temps, puis je me rends compte que je ne tiendrai pas jusqu’au bout comme ça. Je me retrouve dernier du groupe, avec personne derrière, mais tant pis, je les laisse partir : j’ai 130 km dans la musette, et je ne veux pas mettre 2 jours à m’en remettre !
S’en suivent 40 km, seul, dans la campagne essonnienne, au soleil, je tiens quand même le 31 de moyenne, mais me doute bien que le peloton doit rouler à un rythme autrement plus élevé. Les derniers kilomètres sont un peu long, la monotonie me gagne. Finalement, après 5h20 de roulage, me voilà rentré, très rapidement rejoint par le deuxième peloton qui a du rouler bien plus vite que moi sur la dernière heure. Plus de 31km/h de moyenne sur une telle distance, ce n’était jamais vu. Une ambiance très sympa, loin des « vieux routards » que j’imaginais. Un sud parisien très agréable, une belle balade, plus sympa en peloton que seul je pense.
On ne m’y reverra pas tous les weekends, mais j’ai apprécié cette incartade sur route !
Une bière avec les copains et c’est l’heure de rentrer sous un beau soleil.

Merci à JP et ses copains de nous avoir réservé une place de choix dans ce peloton 5 étoiles !

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