Jean Racine route 120 km

Et oui, une fois n’est pas coutume, c’est bel et bien d’une cyclo dont je vais parler aujourd’hui, et plus précisément, ma première cyclo, dans la magnifique Vallée de Chevreuse, à quelques encablures de Paris.
Une forme inconnue, 2 sorties à vélo en 2 mois pour cause d’Ecotrail 80 km, je ne prends pas le risque de m’inscrire aux 100 km VTT de la Jean Racine. Mais le soleil étant de la partie en ce dimanche 12 avril, je ne résiste pas à l’idée de faire ma première Cyclo et ainsi inaugurer la première Jean Racine Route de l’histoire. 7h45 sur place, difficile de trouver les inscriptions route, tant les VTT dominent le salon. La Jean Racine est un évènement majeur VTT de l’Ouest Parisien et ça se sent. L’organisation semble bien rôdée, et tout s’annonce sous les meilleures hospices.
Après une inscription mini réglée (comparé aux prix pratiqués pour la partie VTT), j’ai le droit à mon bon pour un sandwich, une plaque de cadre, et c’est parti pour 120 km. Je m’élance un peu avant 8h et ne regrette pas les gants longs, et la veste, tant la température est encore basse. Personne sur le parcours, je suis au milieu d’un nuage : sensation étonnante, et vélo recouvert d’eau par l’humidité ambiante.
Très vite les choses commencent avec la montée de Million la Chapelle. ça fait largement aussi mal qu’à VTT et ça laisse augurer d’un parcours pas si roulant que ça ! J’en profite pour doubler mes premiers cyclistes.
Ensuite, jolie balade autour de Chevreuse, en direction de Boullay les Troux puis Choisel. On croise régulièrement les parcours VTT et j’ai parfois un petit pincement au coeur en pensant à tous ces superbes chemins que je délaisse ce matin. Mais il faut savoir être raisonnable, et les défis estivaux qui s’annoncement nécessitent de pratiquer la route un peu plus sérieusement (Teaser Inside !).
Le soleil se lève enfin, et c’est avec bonheur, que je gambade sur ses routes que je connais si bien, à moto, en 205 Gti : Senlisse, Dampierre, Le Mesnil… Parfois je partage quelques kilomètres avec d’autres cyclistes, avec passage de relais de rigueur, mais chaque ascension (notamment les fameux 17 tournants) sont l’occasion de décrocher mes compagnons.
Du côté d’Aufargis, je suis rattrapé par un peloton : il faut dire que c’est LE POINT noir de cette rando. Le balisage est très très limite et je ne compte plus le nombre d’arrêt / demi tour aux intersections pour vérifier si je ne me suis pas trompé. Toutes les intersections ne sont pas forcément balisées, les pancartes sont miniscules, les flèches (gauche ou droite) nécessitent d’avoir le nez dessus. Bref, soit je ne suis pas habitué au balisage route, soit les organisateurs ont vraiment un progrès à faire.
Je me retrouve en chasse patate derrière ce peloton qui roule à bon rythme sur le D24 en direction de Cernay. On passe devant le premier ravito sans même un regard, autour du 40ème kilomètre.
Sur la côte de la D906 en direction de Rambouillet, je recolle enfin le peloton, après une ascension à bon rythme. On part direction la Celle les Bordes, puis Bullion. Je m’amuse beaucoup avec des gars de Guerville, à emmener le groupe le plus fort possible. ça roule très vite et la moyenne s’envole doucement. Je vois que j’ai encore des progrès à faire sur la manière de rouler en peloton, et sur la gestion des longues ascensions (je ne pars pas assez vite).
Hélas, à Bonnelles, une nouvelle difficultée de balisage, m’enverra avec un petit groupe dans la mauvaise direction. On passera les 20 minutes suivantes à essayer de rattraper notre peloton, mais la collaboration ne marche pas bien et au 2ème ravito, autour du 60ème km, après avoir décroché mes compagnons d’infortunes, je suis obligé de laisser filer le peloton au loin.
Je continue alors ma balade bucolique, ponctuée de montées franches, en direction de l’Essonne. Temps magnifique, routes désertes, c’est un bonheur que de se balader dans ce coin que je ne connais pas. Je continue d’appuyer franchement sur les pédales en direction du 3ème ravitaillement, à Villeconin, au 90ème kilomètres. Je suis le 8ème à m’y présenter et ne suis plus qu’à quelques minutes de « mon peloton ». Il s’agit de mon premier arrêt et j’en profite pour bien m’alimenter et discuter avec les bénévoles.
En repartant, la galère du balisage continue : Je me trompe de chemin à St Yon, et commence à demander ma route quand d’autres perdus font leur apparition : des locaux qui, nous aiderons à retrouver la rando autour de St Chéron, alors que je me voyais déjà filer tout droit jusqu’à St Rémy.
Je reste un peu avec eux, avant de prendre la poudre d’escampette dans une nouvelle côte et rattraper un nouveau participant.
Nous finirons ensemble, en nous passant des relais bien appuyés, au milieu des forêts et des champs, en nous perdant beaucoup. Finalement, nous finirons avec plus de 130 km au compteur (pour un parcours de 120), autour d’un bon hot-dog et d’une bière, au milieu d’un salon rempli de VTT ! 4h52 de roulage pour moi et 1600 de D+, jambes bien cramées, un vrai plaisir.
Un superbe parcours sous un temps magnifique, où j’ai pu découvrir la force de rouler à plusieurs sur route !

L’année prochaine, pourquoi pas un parcours route le samedi pour s’échauffer avant d’enchaîner le dimanche sur le 100 km VTT ?
Mais s’il vous plait les organisateurs, revoyez le balisage…

jean racine route 120 km 2015

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