Choisel 16ème édition

La randonnée de la Vallée de Chevreuse est une vieille tradition dans la famille : mon père m’y emmenait déjà quand j’étais minot, il y a plus de 10 ans maintenant, et c’était alors considéré comme l’une des plus belles rando, mais aussi l’une des plus dures de la région parisienne. C’était à la fin des années 90, et avec mon Décathlon 24 pouces de l’époque, je souffrais sur le grand parcours de 45 kilomètres, avec mon tout rigide de 24 vitesses. Les adultes du VTT club de Fourqueux aussi d’ailleurs venaient à bout de ce parcours en tirant la langue.

En ce samedi ensoleillé de mi-octobre, j’hésite : cloué au lit par un virus je ne suis pas sûr d’avoir la force de me lever à l’aube pour rejoindre tous mes compagnons de randonnées le dimanche matin. Mais c’est l’une des dernières de la saison, et quand le réveille sonne avant 7h, c’est la passion qui l’emporte sur la raison. Je rejoins donc Hervé sur le petit parking de Choisel, rendez-vous annuel maintenant. Aux inscriptions, nous retrouvons Bastien et Pédalator, prêts à en découdre sur ce parcours roulant. Nous sommes vite rejoint par Didier, notre Président et toute la team KHS (Pat, JP, Sébastien etc.). Une bien belle équipe pour attaquer la côte du château de Breteuil, à 8h10. Dommage, nous louperons Hervé B. de quelques instants ce jour-là.

Hervé et Didier prennent les devants pour gérer un départ tranquille et nous enquillons rapidement derrière eux : aujourd’hui, le but n’est pas de faire la course, mais de profiter de la dernière en Vallée de Chevreuse de l’année pour partager avec les copains. Mais dès l’ascension de la côte de Breteuil, je sens que certains ont le vélo qui ne demande qu’à envoyer ! Pédalator et son magnifique Open impriment tout de suite un rythme qui risque de faire exploser le petit groupe, avec Bastien en embuscade. Derrière, ça suit comme ça peut. Heureusement on ralentit un peu en haut, en rejoignant Hervé et Didier et le groupe peut se recomposer à l’amorce du premier single. Aux avant-postes, j’observe l’Open se jouer des racines et autres petits virages de ce premier single : c’est fluide, ça paraît facile, ça fait envie. Mon virus a l’air de me laisser tranquille ce matin, les jambes sont mêmes plutôt bonnes, on va tenter de suivre !

Autour de Chevreuse, l’ONF et les récentes pluies ont ravagé le terrain : je prends l’option flaque d’eau afin de ne pas trop ralentir. Pieds mouillés, vélo repeint, maintenant, je n’ai plus besoin de me poser de questions ! Dans la côte suivante, je suis obligé de regarder Pédalator se jouer de la pente et de la boue alors qu’après de nombreuses glissades, je suis à pieds. Le 29 pouces y est pour beaucoup, mais il est clair que je n’ai pas les mêmes ressources ! A l’attaque de la Madeleine, célèbre côte pentue en pavées à la sortie de Chevreuse, je laisse filer Pedalator et reste dans la roue de Bastien. Impossible de suivre le rythme imposé par l’homme à l’Open dans les longues bosses : il va falloir bosser le rythme en ascenscions, peut être via des sorties routes ?
Mais aujourd’hui, ce n’est pas la course, et il nous attend en haut ! on repart donc à bon rythme sur ce parcours bien roulant, souvent tout à droite. Le rythme est impressionnant, et je ne peux que rarement prendre des relais. Je m’accroche, avec Bastien, et nous doublons beaucoup. Dans les petits coups de culs, je peux rester au contact en montant en force, par contre dès que la bosse s’allonge, je suis obligé de laisser filer. Manque d’endurance ? De volonté ? Il va falloir bosser ! Sur les chemins boueux, je dois me dépasser pour suivre le rythme des 29 pouces. Peut-être que la différence de vélo est vraiment notable sur ce type de parcours finalement.

Au premier ravito, nous retrouvons toute la fine équipe : ils ont loupé une petite boucle, et nous pouvons repartir tous ensemble sur le single des 17 tournants, avalé très rapidement par Pédalator qui ouvre la route, puis sur des chemins bien roulants. Puis ça accélère et le groupe ré éclate rapidement.

Ensuite, ça envoie sur un parcours très connu, quasiment identique aux Virades, 15 jours plus tôt. C’est d’ailleurs le regret que j’aurai sur ce parcours : j’ai l’impression que toutes les randos en vallée de Chevreuse sont obligées de repasser aux mêmes endroits, et ça devient du très connu maintenant. Bastien commence à souffrir alors que nous arrivons au 2ème ravitaillement : nous devons être dans les premiers car c’est désert et les bénévoles semblent ravis de nous voir ! L’équipe se reforme quelques minutes mais les vélos démangent toujours et je repars avec le groupe de tête : nous sommes maintenant 4, avec Pédalator et Tracto qui ouvrent la route depuis quelques kilomètres déjà, Bastien et moi même. C’est un vrai festival dans les bobosses : Tracto et Pédalator passent tout en force, et n’hésitent pas à relancer dans le haut des bosses, le rythme s’envole. Heureusement, sur le plat, le mode rando est enclenché, et les deux compères discutent Ultra Raid de la Meije pendant que je me refais tranquillement la cerise en vue des dernières difficultés de la journée. Dans le single en direction de Cernay, je colle le fameux Tracto qui a une sacrée caisse, Pédalator ayant un problème de branchage dans la transmission.
Au restaurant, en bas de Cernay la Ville, dernière pause de la journée : nous attendons Bastien et repartons tous les 4 sur un rythme cool. On discute entrainement et forêts parisiennes en doublant sur un terrain collant les moins rapides. Puis, sans que je m’en rende vraiment compte, le rythme accélère faisant éclater le petit groupe. Je laisse partir Tracto, puis Pédalator. Finalement, à la faveur de quelques relances, je recolle mais me dis que je dois être loin du temps réalisé dans les roues d’Hervé 2 semaines plus tôt sur ce fameux segment Strava. Que nenni finalement, puisque je réalise à peu près le même temps que 2 semaines auparavant, c’est bête, si j’avais su, j’aurais appuyé un peu plus sur les pédales 🙂
On rejoint finalement Choisel après 2h51 de roulage et environ 3h05 au total pour un totale d’un peu plus de 56 km. J’aurai bien fait 10km de plus ! Pas de queue aux jets d’eau, je vais enfin pouvoir nettoyer mon fidèle destrier, qui n’a pas eu le droit à ce traitement de faveur depuis le raid des Cadoles, en juin dernier !

trek fat bike

trek fat bike

Puis c’est l’heure de déguster le sandwich, le hot dog et la cannette offerte avec l’inscription, en observant les magnifiques Fat Bike de Trek.
Une très belle rando avalée sur un rythme soutenu, en profitant de l’expérience de mes compagnons de balade (qui m’ont gentiment attendu en haut des longues bosses !).
Promis, une fois, on roulera tous ensemble !

Vivement la prochaine, à Bleau, ou sur la route pour apprendre cette nouvelle discipline.

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2 réflexions au sujet de « Choisel 16ème édition »

  1. Jean-Pierre Dumoulin

    Encore un beau CR, d’un David de plus en plus impressionnant. Surtout, ne passe pas au 29, on pourrait vraiment plus suivre 🙂 . Maintenant, fini le roulant, place à Bleau, terrain ludique par excellence mais où la moyenne n’a rien à voir avec nos dernières sorties .

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