La Cernaysienne

Mon fidèle 8XC étant toujours en SAV pour une durée indéterminée, et sans vélo de secours, je décide d’aller faire de la route samedi, n’ayant que peu d’espoir de pouvoir participer à la Cernaysienne. 85km en 3h tout rond et 880 de D+, les jambes tirent un peu !
Je profite de l’après-midi pluvieuse pour faire le tour des vendeurs de cycles avec pour espoir de me faire prêter un vélo. Hélas sans succès, jusqu’à ce que mon pote Thomas, de l’atelier Décathlon, me propose un 8.1 de test qu’un client vient juste de ramener. Je file le récupérer, mais « en l’état » : plaquettes usées, tige de selle bloqué et jeu dans le pédalier. Mais… la petite lumière arrière fonctionne et les catadioptres sont là. Surtout, il est en M alors que j’ai l’habitude de rouler sur du L. Je le prends, monte mes pédales et vient l’exercice de la pesée : 13,5kg. Entre les jambes fatiguées, la pluie, et le poids, ça fait beaucoup ! Mais la KHS Team participant à la Granit est là, je ne peux donc pas louper le rendez-vous !

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Arrivé à 7h30 sur place, j’ai la chance de trouver la dernière place du parking à côté de Patrick qui finit de se préparer. Bastien, lui, tourne déjà en rond sur le parking avec l’envie d’en découdre sur ce parcours réputé difficile ! L’année dernière, sur terrain sec, j’avais mis 4h30 de roulage pour venir à bout des 56 km et 1300 de D+. Avec la boue de cette année, je prévois le même temps.

Après avoir récupéré les plaques, retrouvé Hervé, et le reste de la KHS Team, le départ est lancé vers 7h55 ! Pas le temps de discuter, mais on a 58 km pour ça, rien ne presse !
Comme à chaque fois depuis quelques semaines, il faut que je prenne en main un nouveau vélo au débotté.  Celui-ci ressemble plus à mon vélo classique, un 26 pouce, semi rigide. Le cadre est un peu petit, les vitesses sont dures à passées (c’est du X7), les freins sont pas très vigoureux, la suspension ne sert à rien, mais les gros pneus me paraissent pas mal vu la météo. Je pars donc tranquille aux avants postes, pour tester la bête et voir ce que ça vaut. Première descente, oulala ça glisse ! J’enquille sur le goudron pour voir la nervosité, sentant que derrière moi, la KHS Team est là, Hervé dans ma roue. Petit single, ça roule, ça envoie, le vélo fera l’affaire, malgré les freins légers. Par contre les cuisses sont lourdes, et le poids du vélo n’arrange rien. Aucune difficulté pour l’instant, je continue tranquillement, Hervé sur mes talons.

Les 22 premiers kilomètres sont annoncés comme très roulant et je me retrouve sur les traces de la Faut pas Mollir de la semaine dernière, je ne lève donc pas vraiment le pied. Première vraie côte, Bastien prend les commandes, je m’accroche par principe. Je réalise alors qu’il n’y a plus personne derrière Hervé. Et Bastien ne semble pas vouloir ralentir. Je fais l’effort pour recoller dans les petits singles roulant, pensant que l’on va s’arrêter rapidement. C’était sans compter sur la fougue de Bastien ! Infatigable, il enchaîne les singles, les descentes et les côtes à un rythme élevé. Souvent, il prend quelques longueurs d’avance, avance que je m’évertue à combler dès que possible. Hervé lui, revient dans les côtes, son rythme dans ce domaine étant plus élevé. Je peux comparer les vélos, sur les  chemins qui sont identiques à ceux de la semaine dernière : sur le roulant, le 29 permet d’envoyer plus fort, dans un confort incomparable. Par contre les petits singles, les descentes me paraissent passer bien plus aisément avec ce 26 pouces, malgré le poids !
La boue, elle est bien là, et j’appréhende la suite car ça consomme beaucoup d’énergie.  Dans une côte avec un coup de cul à passer, je perds beaucoup de temps et Bastien s’envole alors qu’Hervé est un peu décroché. Je suis obligé de forcer pour tenter de rattraper Bastien. Au 20ème kilomètre environ : une longue côte boueuse avant le premier ravitaillement. Bastien qui avait pris les devants doit resserrer son guidon : ouf je peux souffler !  Quelques minutes plus tard, Hervé arrive, suivi par Patrick, puis Oliver et ?. Cela fait maintenant environ 15 min que nous sommes arrêtés et nous sommes bien embêtés de ne pas voir JP et Stéphane arriver. Ils ont sûrement dû avoir un souci mécanique. L’heure tournant, le froid n’aidant pas, nous décidons de repartir. Le prochain ravito est annoncé dans environ 12km.
Le départ est très difficile pour moi, j’ai les jambes raides, à cause d’un arrêt trop long. Dans la première longue côte, impossible de passer le petit plateau et le grand pignon : la boue a fait son œuvre, et je ne pourrai plus passer le petit plateau et le grand pignon en roulant jusqu’à l’arrivée. Et vu le rythme imposé par Bastien, ça va être compliqué de s’arrêter à chaque côte pour changer à la main ! Il en profite d’ailleurs pour prendre la poudre d’escampette. Je me retrouve seul, entre Bastien et Hervé. Finalement, à la faveur de quelques longues côtes boueuses, j’arriverai à rattraper Bastien : les Michelin Cross trail du 8.1 ont un gros avantage : ils sont extrêmement bien cramponnés et je pense que j’avais un meilleur grip en côte que la plupart des autres vététistes. Par contre la gomme, entrée de gamme, était vraiment glissante, c’est la première fois que je ressens ça.

Hervé recolle aussi et Bastien nous emmène à bon rythme jusqu’au ravito du 32ème kilomètre : impossible de le relayer, il roule tellement fort, qu’Hervé et moi-même sommes à fond (et même plus !) derrière pour ne pas se faire décrocher. C’est agréable de rouler avec un lièvre comme ça et d’aller un peu plus fort que nos capacités !

Le ravito permet de manger un peu et de voir arriver Patrick, qui a crevé et devra regonfler régulièrement ; et Olivier. Mais ne voulant pas reproduire l’erreur du ravito précédent, 10 min après être arrivé, je sonne le clairon du départ ! Nous ne sommes pas là pour nous reposer et ça Bastien l’a bien compris : il est reparti comme en 40. Vu de derrière, il a l’air facile, il enroule les singles, les côtes et les descentes d’une facilité déconcertante, notamment du côté de Lévi St Nom, un peu plus roulant. Je comprends que finir 38ème de la Granit n’est pas donné à tout le monde et qu’il faut un sacré niveau, tant en pilotage que physique. Je n’ose pas imaginer ce que cela doit être quand il est en forme !  Je m’accroche comme je peux, faisant souvent le yoyo, tout comme Hervé derrière moi. Les pluies des derniers jours ont ravagé le terrain et certaines côtes doivent être montées à pieds. C’est frustrant quand on sait que cela passe d’habitude. Mais je préfère monter vite à pieds que de perdre trop de jus et changer les vitesses à la main. Surtout, étonnamment, je ne sens pas trop le D+. Tant mieux ! Nous ré arrivons finalement au premier ravitaillement, autour du km 51. Il n’y a plus grand-chose à manger, c’est dur car j’avais faim ! On nous annonce alors 4km de l’arrivée. Ça ira et surtout je n’ai pas l’impression d’avoir fait tant de D+. Beaucoup de boue c’est sûr mais c’est tout. Les jambes sont lourdes, car le rythme est plus élevé que d’habitude, mais j’ai la sensation que j’aurai pu faire plus. Un petit 75, comme la Granit ? Alors que nous allions repartir Hervé nous rejoint. Il se joint donc à nous pour les 4 derniers kilomètres. Bastien nous annonce alors « qu’il va se dépouiller ». Je lui souhaite donc bon courage, sachant pertinemment que je suis déjà à un rythme inhabituel. La première côte sera d’ailleurs fatale, obligé de changer les vitesses à la main, il s’échappe. Malgré tout, je décide de rouler quand même, ça sera un bon entrainement. Je décroche Hervé qui ne semble pas dans sa forme habituelle et a des problèmes de transmission, lui aussi. A la faveur d’un long faux plat, je recolle Bastien avant d’aborder la dernière côte. Mais je n’arriverai pas à le suivre et c’est bien quelques minutes après lui que j’arriverai aux sandwichs ! J’y retrouve Adrien et Gaultier, les jeunes du club qui apparemment ont pris beaucoup de plaisir sur le 38 km, pas gênés pas la boue : tant mieux !
Hervé nous rejoint quelques minutes plus tard alors qu’on déguste un très bon sandwich. Toujours aussi impressionnant car malgré une méforme, il n’a pas démérité ! Bastien ayant des obligations, il nous quitte et Patrick nous rejoint à son tour, embêté lui aussi par sa transmission. Les vélos ont pris aujourd’hui, et finalement, je suis satisfait d’avoir eu un vélo de prêt ! 20 min après être arrivé, je file à la voiture, le short – t-shirt étant un peu juste. Je reverrai Olivier qui en finit avec les 58 km, au moment où je pars.
Près de 59km et 1300 de D+ environ en  3h49 de roulage, vu les conditions, c’est pas mal ! Merci à Bastien qui m’a ouvert la route d’une façon royale pendant toute la rando, je le soupçonne même d’avoir ralenti de temps en temps pour me permettre de revenir sur lui ! Une belle leçon de VTT. Nous nous reverrons à la Granit avec la Team KHS !

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Le résumé de JP, que je n’ai hélas pas vu : http://khs91-passionvtt.blogspot.fr/2014/05/dimanche-250514-la-cernaysienne.html

Le résumé de Pédalator, premier sur la rando : http://www.pedalator.com/sorties/sorties2014.htm

La trace de « fusée » Bastien : http://connect.garmin.com/activity/506681439

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