Faut pas Mollir 2014 en 29

La Faut pas Mollir 2013 avait été mon juge de paix : ayant réussi à la finir je m’étais inscrit à la Granit’ Montana Ultime.
Cette année, bien que je sois déjà inscrit à la Granit depuis de nombreuses semaines, j’ai très envie de refaire cette rando, les raids de 100km étant rares dans la région. Surtout les organisateurs ont annoncé un nouveau parcours, cela peut être intéressant.
Mon vélo étant toujours en SAV, le Giant de 2001 plus en état de faire un tel raid, Jean-Pierre me propose gentiment de mettre à disposition son Intense Spyder 29′. Moi qui n’ait jamais roulé en 29, c’est une sacré opportunité !

On se retrouve donc au départ de la FPM à 7h15 tapante pour régler le vélo et s’inscrire dans la foulée : 42 courageux sur ce grand parcours et un peu plus de 300 participants. On ne sera pas gêné dans les singles !
Peu après 7h30, on active les GPS et c’est parti pour mes premiers tours de roue en 29 : le ciel est bleu et le soleil déjà bien au rendez-vous !

Intense Spyder 29

La position est très droite sur le 29, je me sens très haut, et le vélo me semble pataud, pas très vif. Mais d’un confort absolu. Les premiers tours de roues sont déroutants, j’ai l’impression d’être scotché, alors que Jean-Pierre sur son magnifique Cube carbone a l’air très à l’aise, très facile. Je mets cela sur le compte des gros pneus, du poids du vélo et espère que cela va s’arranger car cela me paraît compliqué de faire 100km comme ça.
Heureusement, les petits chemins sont plutôt descendant dans la première partie de la rando et j’apprécie le confort, la facilité d’utilisation : le vélo est sur un rail, aucun problème. Les petites côtes montent très doucement, étonnament sur le petit plateau, mais nous doublons déjà quelques concurrents et me dit que cela doit aller quand même.
Très vite, nous nous retrouvons dans les premiers petits singles et là tout change : je me dé-coince, et ça fuse entre les arbres ! Attention le guidon est très large, mais une fois lancé, la sensation de vitesse est forte ! Il faut juste faire attention à ne pas perdre trop de vitesse car les relances sont bien moins franches qu’avec mon 26 typé compétition. Les trous, racines, bosses et autres pierres sont avalées sans le moindre ralentissement et les chemins bosselés deviennent une autouroute. Est-ce à mettre sur la suspension ? les grandes roues ? les gros pneus ? Sûrement un peu des trois, mais c’est très agréable.
A ce moment j’espère juste que j’arriverai à emmener jusqu’à la fin.
Surtout que Jean-Pierre ne me lâche pas d’une semelle ou revient toujours rapidement dans ma roue, pas de temps de repos, on file bon train jusqu’au premier ravitaillement.

 

Une petite collation, et on attaque tout de suite la boucle spécifique au 100km : cela commence par un petit raidar qui finit dans les pierres, léger portage obligatoire. On est donc tout de suite dans l’ambiance : la boucle du 100 km va permettre d’augmenter le D+ et de se balader dans le haut de la vallée de Chevreuse, que j’adore. Quelques excursions hors de la forêt permettra de prendre le soleil et surtout de découvrir les qualités du 29 pouces : une fois lancé, ça envoie fort sur les portions roulantes, à tel point qu’avec Jean-Pierre, nous rattrapons quelques concurrents que nous laissons assez facilement sur place. Nous passons à Chevreuse, la Madeleine, quelques belles et longues côtes que je connais bien et qui me permettent de prendre un peu plus d’assurance : finalement, j’ai les jambes et il suffit d’appuyer pour réussir à monter en rythme.
Le D+ ayant bien augmenté nous revenons au premier ravitaillement avec 48km dans les pattes : je ne les sens pas encore, mais le soleil commence à taper et il faut bien boire. Le sucre que j’ai mis dans l’eau du camelback me semble un bon point, je me lasse moins et je ne me sentirai plus faible à aucun moment pendant les 100km.

Nous repartons pour une autre boucle, spécifique au 75 et au 100km celle là, un peu plus au sud dans la Vallée de chevreuse. Une partie que je connais là aussi bien, et que j’apprécie beaucoup pour ces petits raidars et les descentes techniques qui vont avec. Jean-Pierre m’étonne, car il monte absolument tout, je n’ai donc pas d’autre choix que d’en faire autant. Seul un raidar un peu plus long que les autres nous résistera, mais après plus de 60 km, l’état de fraicheur ne permet plus des efforts aussi violent. Pourtant, je sais que ça passe, mais en début de balade !
Le balisage, lui est un peu plus incertain dans cette zone, et nous faisons quelques allers retours : surtout Jean-Pierre, qui veut être sur d’atteindre les 100 km ! Cela nous oblige à doubler plusieurs fois les mêmes concurrents, car nous menons toujours bon rythme et personne ne semble réussir à nous accrocher très longtemps.KHS91 au 3ème ravitaillement

Après 75 km de beau vélo, nous arrivons au 3ème ravitaillement. Bizarrement, je sais déjà que la partie est jouée : je n’aurai pas de coup dur aujourd’hui, j’ai même l’impression que les 25 derniers km vont s’avaler rapidement. Je plaisante avec Jean-Pierre qui semble bien lui aussi, en lui annonçant que nous seront à l’arrivée dans 1h30. Après les collations d’usage c’est reparti pour une portion qui m’avait fait tant souffrir l’année dernière, notamment à cause de la boue. De longs chemins plats, suivi, à la fin de quelques raidars casse patte.
Voyant que Jean-Pierre s’accroche bien à ma roue, j’augmente doucement le rythme entre flaques, sur les parties planes, le 29 pouces répondant bien. A réessayer avec un 26 pour comparer si les vitesses de passages sont les mêmes ! Les parties descendantes dans les champs sont mêmes reposantes.
Les kilomètres défilent sans problème, le paysage est superbe, bien aidé par le soleil !
Les dernières côtes sont longues, au soleil et sur le bitume, mais ça permet de faire chauffer les cuisses comme il faut. Les derniers raidars passent quant à eux très bien : les jambes répondent bien et nous rallions l’arrivée en 5h30 de roulage pour 100km tout pile (bon après un ou deux allers retours sur le parking pour être sur !). Un bon entrainement pour la Granit !

Un nouveau parcours vraiment intéressant alliant à la fois des bornes (pour le foncier) du D+ car nous avons dépassé les 1800m, du singles, du technique, du roulant et tout ça sous le soleil. Mon compagnon du jour et moi même roulions au même rythme ce qui fait de cette Faut Pas Mollir 2014, une très belle édition. Je reviendrai !
Surtout, je referai ce parcours pendant l’été, en 26, afin de me rendre compte de la différence. Peut-être vais-je changer d’avis sur le 29 ?

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